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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 17:04
 
 
 
 
La Ferme des Abeilles
(Alexia Desmonts - avril 2011)
La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal.
 
L’orage grondait au loin dans la vallée de la Dordogne, là, vers l’ouest où le ciel était devenu plus foncé, tirant sur le gris presque. Un grondement sourd, un peu comme un train de marchandises, qui, quand on l’entend dans cette vallée annonce que la pluie n’est pas très loin. Pourtant ici  au - dessus de ce bois sauvage le ciel était encore d’un bleu azur, quoique un peu voilé déjà. Le temps était chaud, et de plus en plus lourd. Elle ne savait pas pourquoi elle était arrivée ici, dans cette campagne bucolique. Sans doute s’était-elle trompée de route….en tout cas Sarlat n’était pas ici.  Comble de malheur sa voiture montrait des signes de faiblesse, cette longue côte avait surchauffé le moteur , qui s’était brusquement arrêtée. Elle actionnait nerveusement le contact, mais rien n’y faisait….la voiture ne démarrait plus.  Et du dessous le capot s’échappait une fumée blanche qui ne présageait rien de bon.
 
Elle contempla le paysage,  des bois, et encore des bois, et aucun bruit ne venait déranger la quiétude de cette journée chaude du mois de juin.  Pas de signal non plus pour le téléphone portable, elle se demandait comment chercher du secours. Un peu plus loin elle vit un petit chemin, avec un petit panneau presque illisible. Un poteau électrique, ou était-ce un poteau de téléphone. « Cela va forcément quelque part » se disait-elle. Le petit panneau indiquait « Ferme des Abeilles », à peine lisible tant la peinture était usée. C’est ainsi que les campagnes Périgourdines sont faites, et elle décidait de suivre ce sentier aux allures de piste, mais bordé de poteaux annonçant une forme de civilisation tant espérée.
 
De temps à temps elle sursautait à cause du crissement dans les feuilles et branchages. Par ce temps lourd et chaud les lézards étaient de sortie, ou peut être les serpents. Elle s’imaginait avec horreur toutes les possibilités, car en fait on entend tout mais on ne voit rien. Une petite brise s’était levée, soulevant un peu de poussière mais aussi sa robe blanche légère, le vent jouant ainsi avec son entre-jambe. C’était très agréable, un peu excitant même d’autant plus qu’elle ne portait aucun sous-vêtement – elle n’en portait jamais d’ailleurs – et que de toute façon il n’y avait personne ici pour la regarder. Elle marchait déjà depuis plus de 10 minutes sur ce chemin quand au détour d’un virage elle vit enfin une vieille ferme, comme il y en a beaucoup dans le Périgord, une ferme pas encore achetée par les Anglais ou Hollandais, qui restaurent tout, et le plus souvent avec du goût.    
   
al strange 2
Un silence étrange régnait autour de cette ferme, un coin presque trop paisible. Juste encore un grondement au loin, la poussière qui se soulevait, la porte de la ferme était ouverte. Pas de chien pour aboyer non plus. Puis comme dans une symphonie le bruit d’une flûte traversière, très faible parvenait à ses oreilles. Elle marqua le pas, surprise et étonnée. Puis s’avança lentement histoire de ne pas perturber ces sons pastorales inattendus ici.  Puis la flûte cessa soudainement et dans la porte apparut une femme assez grande et mince  entièrement nue, avec dans sa main la flûte traversière, et le mont de vénus abondamment habillé d’un épais tablier de forgeron. Elle n’osait plus avancer……dans le Périgord on est capable de sortir le fusil pour moins que cela, se disait-elle et ici on ne devait pas voir du monde tous les jours. La fermière regardait avec curiosité cette poule de la ville, à pied dans  sa  ferme perdu, et ne disait mot.  « Bonjour » tenta la visiteuse, mais aucune réponse ne venait de sa bouche. Juste un regard aux yeux bleus comme une invitation et un geste qui voulait probablement dire : vous pouvez vous avancer, car chez moi même les chiens peuvent entrer.  Pas de fusil et pas de chien, alors……. .  Tout était vieux ici, la cheminée, la table, puis la flûte traversière que la fermière y avait maintenant posée avec les restes d’un repas pas tout à fait terminé. Il flottait autour d’elle un mystère, de quelqu’une qui sait les couleurs et les odeurs, le raffinement et la beauté des choses, les champignons comme le parfum envoûtant du bon vin, qui flotte comme une robe autour de sa taille, suggérant des plaisirs qui en suggèrent d’autres. Et la visiteuse l’ange qui serait descendu dans cette ferme ?
 
Elle était fatiguée de cette marche sous cette chaleur lourde et accablante et elle avait soif. D’ailleurs la fermière l’avait compris et elle sortait du vieux frigo une bouteille d’eau fraîche, attrapait un verre et posait le tout sur la table avec le geste : tu n’as qu’à te servir. La visiteuse se servit un grand verre d’eau qu’elle buvait d’un seul trait, puis elle remplit un autre verre. Elle commençait à raconter pourquoi elle était venue dans cette ferme, et la fermière écoutait avec attention sans prononcer un seul mot. C’était une belle femme, entre 36 et 40 ans, mince et grande, et elle voyait bien qu’elle allait dans les champs, tant il y avait de la poussière sur elle.  Ses seins pointaient fermement, ils était fermes et ronds, les cheveux un peu délavés, mais en fait elle était plein de charme, mais pas bavarde pour un sou. « Il va faire orage » tentait la visiteuse timidement, mais la fermière hochait ses épaules, ignorant sa nudité comme si s’était la chose la plus ordinaire et normale en cette fin d’après-midi.  A défaut de réponse la visiteuse ne se sentait pas à l’aise. Pas qu’elle avait peur, non, mais ce silence et absence de dialogue lui inspirait un peu de gène. Puis la fermière ne cessait de la fixer, de la contempler.
 
« J’aurais besoin d’aide, ma voiture est tombée en panne, à l’entrée du chemin qui mène vers ici », murmurait-elle, mais pas de réponse. La fermière fit alors signe de la suivre et avec un hochement de la tête elle montrait la direction d’une grange, ou était-ce une étable.  Elles traversèrent la cour, et la fermière  ouvrait la grande porte à battants et vers le fond  il y avait trois chevaux. Le fermière s’approchait d’un d’eux, un grand cheval marron, qui manifestement était content de voir la fermière. La visiteuse était surprise de voir ses grands chevaux, dont elle ne connaissait rien. Quand elle était petite elle avait fait un tour de poney, sûrement, mais elle ne s’en souvenait à peine. La fermière sortait le cheval de son box et fit signe, toujours sans dire un mot, que la visiteuse était priée de monter sur le cheval, où il n’y avait même pas de selle. « Non, non, » disait elle ! « Je ne sais pas faire du cheval ». Mais la fermière insistait , posait un petit tabouret et fit le geste du genre : je veux que tu montes à cheval. La visiteuse obéissait, en se disant qu’à cheval, et un sceau d’eau, elle serait forcément plus vite de retour à sa voiture. Une fois sur le cheval elle s’accrochait au crin de celui-ci, qui lui était assez sage.  Mais là à plus de 2,50 m du sol le monde n’a plus le même visage… Sa robe était remontée, et ses cuisses serraient fortement le cheval. Etrange sensation que d’être serrée contre cet animal. Soudainement elle sentait derrière elle la fermière, qui se collait dans son dos. Elle prit les rênes et lentement le cheval sortait de la grange, la visiteuse s’agrippant encore plus fermement au cheval. Les poils drus du cheval venait caresser ses cuisses et l’ entre-jambe, et dans son dos la présence  un peu inquiétante de la fermière complètement taciturne. Elle la sentait fermement coller à son dos.
 
Le cheval commençait à trotter et elle devait s’accrocher encore plus fermement. Le ressac des mouvements l’obligeait à   lever légèrement son bassin du cheval afin de retomber de plus en plus vite sur le dos du cheval, la fermière la serrant de plus en plus par les hanches où ses mains se montraient de plus en plus entreprenantes n’offrant aucune possibilité d’échappatoire. Une main se montrait plus entreprenante et trouvait lentement le chemin de l’ entre-jambe, l’autre main avec les rênes dans la main lui serrait un sein, un petit bout de cuir venait caresser son bouton d’or. Ce sentiment de toute puissance doublé de soumission était une sorte de révélation.  Etait-ce du plaisir ou une contrainte ou les deux à la fois ?  Il lui était impossible de se dégager du cheval et de la fermière, habituée à maîtriser la nature et les animaux.
 
Le cheval longeait maintenant un chemin forestier d’où remontait des odeurs sauvages de champignons et de mousse, de sol mouillé et la visiteuse sentait lentement  l’humidité gagner son sexe devenu une proie au vent caressant et de la main baladeuse mais experte de la fermière. Ses craintes n’avaient pas disparues puis elle était dans cette position bien obligée de subir les assauts de la fermière.
Puis soudainement elle sentait monter en elle une vague qu’elle ne pouvait refouler, le cheval marchant au pas maintenant. S’accrochant avec force, et la fermière fortement collée à son dos, sous le frottement de ce qui devait être son sexe velu et humide de désir et de transpiration, ou les deux. La visiteuse ne voulait plus le savoir et s’abandonna, comme vaincue par les désirs et assauts  de la fermière. Le cheval s’arrêtait au bord d’un ruisseau,  penchait sa tête pour aller boire l’eau fraîche de cette source. Le fermière avait déjà sauté du cheval et déjà elle se baignait dans l’eau claire.  Et elle toujours était toujours paniquée sur le cheval. La fermière n’était plus dans son dos. Elle se laissa glisser le long du cheval, et les pieds incertains, se trouva par terre, encore tremblante et frémissante de cette aventure excitante. La fermière sortit de l’eau et remonta brusquement la robe de sa visiteuse au regard égaré, encore sous le coup des émotions que la promenade en cheval lui avait procurée. Il commençait à pleuvoir, des grosses gouttes tièdes tombaient sur sa peau, la fermière la poussa vers l’eau, et un énorme coup de tonnerre retentissait, le ciel s’obscurcit, tandis que des foudres faisait monter l’électricité et l’excitation maintenant au comble dans l’air.
 al plage ret
L’eau fraîche lui fit du bien mais elle n’eût pas le temps de reprendre ses esprits : la fermière qui jamais ne prononçait un seul mot, se montrait envahissante aux yeux de la visiteuse, lui tirait par le bras vers une cavité dans la roche.  C’était sûrement une bonne idée car maintenant la pluie tombait à grosses gouttes, et cette grotte était un abri parfait. Elle tremblait de froid maintenant dans cette grotte que la fermière semblait parfaitement connaître, et dehors un ouragan s’abattait.  La lumière ne venait plus que quand il y avait la foudre.  Les mains de la fermière l’agrippèrent par les épaules et descendirent lentement le long de son dos, atteignant ses fesses. Elle eût un mouvement de recul mais la fermière semblait avoir prévu cela, puis elle ne résistait pas trop, de peur sans doute, et aussi à cause du froid, puis elle se l’avouait, un peu par curiosité aussi. Puis elle se retourna d’un seul mouvement, les mains de la fermière et sa bouche étaient désormais omniprésents. Comment résister, et pourquoi résister à celle qui cherche à vous procurer un sentiment de sécurité et de bien être en même temps.  Le fermière embrassait ses seins et lentement sa langue descendit vers le nombril où elle s’attardait un instant, puis plongeait vers les entrailles qui se mirent à vibrer, tant cette langue rugueuse lui procurait un plaisir intense à ce sexe épilé, jusqu’à là ignoré, combattu. Une immense chaleur montait dans son ventre, des secousses s’emparaient de son corps, comme des spasmes Elle mit ses mains dans la touffe noire et abondante de la fermière, explorant ses lieux secrets  et sensibles,  mais elle ne prononçait jamais aucun son…….mais ses yeux brillaient dans le noir. Ses seins devenus durs comme la roche de cette grotte, seul une sorte de râle, en guise d’apothéose venait confirmer l’immense plaisir que la fermière tirait de ces gestes de tendresse, et qui ne s’en cachait pas.
  Montages3-1 chevaux
L’orage était parti plus loin maintenant, il ne pleuvait presque plus, le cheval était toujours là,  les deux femmes rentrèrent à pied, la visiteuse avec la robe dans la main. Quelques minutes après elles arrivèrent à la ferme, la cour était devenue boueuse. La fermière attrapait un sceau, tandis que la visiteuse remettait difficilement sa robe encore mouillée qui lui collait à la peau, montrant ses formes, mais c’était le dernier de ses soucis. La fermière l’ invitait une fois de plus à prendre place sur le cheval, et ensemble elles  partaient vers la voiture au bout du chemin. Et après avoir mis de l’eau dans le radiateur de  la voiture elle se mit en marche sans problème.
 
La fermière, toujours nue, et taciturne regardait s’éloigner la petite voiture, ne connaissant ni le nom ni d’où elle venait,  ni l’endroit où allait la visiteuse. La lumière dans ses yeux, elle était comblée, tandis que la visiteuse se disait qu’elle serait incapable de retrouver un jour la ferme des abeilles……….
 
 
FIN
 
Ce conte périgourdin a été écrit du point de vue de la visiteuse.
Il sera suivi d'une version selon la fermière!
Un autre conte érotique sur le lien suivant : conte érotique périgourdin
 
 
P9020025 aff blanc
 

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