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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 07:44

 

Libertine (par Maryse Laroque)

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Je suis allée m’acheter une belle robe du soir, ce soir. Les filles de Lumen ont taillé mes mesures.

-« Dans toutes les occasions, je pourrai la porter ! »

Au restaurant, sous la table, sous la robe, il caressera votre genou…


-« Non, si on le remarquait ! »


Il voudra monter un peu mais vous l’arrêterez car on pourrait vous surprendre.

-« Je lui interdirai de recommencer ! »

Il recommencera, autant de fois vous lui interdirez d’aller plus loin.


-« Je le trouverai trop entreprenant avec cette robe »

Vous lui prendrez sa main dans la vôtre pour calmer son « hardeur ».


-« Je boirai un peu de vin, vous savez qu’un verre m’enivre ! »

Un repas plein de désirs de l’un, désirs de l’autre, désirs fusionnels.


-« Je résisterai à ses tentations, quel démon ! »

Soyez gourmande de lui, ça ne pourra pas durer plus que le temps du repas.


-« Qu’espère-t-il, que je l’entraine dans mon lit ? »

Vous le prierez de vous aimer.

-« Après le dessert, allez à votre hôtel ! »

Je ne lui interdirai plus de soulever ma robe.

-« Faites-lui découvrir les plaisirs de vos sens ! »

Je découvrirai les siens.

-« Tendrement, doucement ! »


Amoureusement, passionnément, nous irons au bout de nos arrière-pensées.

Je suis juste venue quelques minutes vous raconter l’histoire de ma belle robe, celle des filles de Lumen qui sont aussi filles de Bacchus.

 

Texte original de Maryse Laroque.

 

voir plus : Fantasme en Périgord et aussi : Avis de recherche en Périgord ! (Par maryse Laroque)

 

 

 

Photo Dorvan-Creation-Photographie, voir plus ici :  Flowers (Comment puis-je te dire mon amour) modèle Ariane Lumen, St Georges de Monclard, Dordogne, dans le lointain sud-ouest approximatif de la France qui n'est plus sous influence britannique, parait-il !

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tableau Vendanges par Ariane Lumen, dim 80 x 60, acryl sur toile , en collection privée.

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 13:05

 

 

 

Avis de recherche en Périgord !

 

(par Maryse Laroque)


 

m l 1 txOn pourrait commencer ce conte par « il était une fois », mais le fait est encore d’actualité.

 

Le Duc René Julien de Montclard et la Duchesse Marie Ariane avaient organisé une fête en leur château de Monbazillac. Ils avaient invité tous les membres du gouvernement et leurs proches. L’élite du pays était conviée à cette fête et nul ne s’était décommandé. On espérait plus de deux cents convives. La rumeur court, mais ce n’est qu’une rumeur, que le Président François aurait financé sur les deniers de l’Etat cette folle entreprise. Une fonctionnaire aurait déclaré la dépense dans la rubrique « séminaires » du grand journal des comptes de la cour.

La fête était dédiée à la Royale Ségolène pour la remercier d’avoir accepté de restructurer les bureaux et les ressources de Matignon en vue d’un développement durable. Tous les représentants desRépubliques et des Royautés étaient présents, l’intrépide Angela, le mal-aimé Vladimir, la belle Charlène et son prince de Monaco, sans oublier les icones de la monarchie britannique Kate et William, tout le gratin était persona grata! 

 

A vingt heures, François arriva enfin, avec beaucoup de retard, en compagnie de Valérie, rayonnante. On a toujours pardonné les retards des présidents, ils sont très sollicités. Mademoiselle Julie, à qui la fête était dédiée en réalité, était souffrante.

 

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Un très joyeux cortège, Ariane peintresse , Dominique maire de Bergerac et François porteur d'espoirs

crédit photo Daniël Besombes


Il ne manquait plus que Jack, expert en musique sous les ciels nuageux, qui s’était illustré auprès de tous les gouvernements de gauche et d’ailleurs. François et Laurent, les plus courageux, décidèrent d’aller jusqu’à St Georges de Monclard, où il était logé chez une jeune de la même promo que lui, c’était, en tout cas, ce que son service de communication avait annoncé. Il fut ordonné au chauffeur, qui était déjà en train de profiter de son temps libre, avec quelques servantes recrutées pour l’occasion à Pôle Emploi de Bergerac, d’avancer la limousine. 

 

Pas très loin du château, au croisement de la départementale D987 et de la D23, une dame vêtue de blanc leur fit signe de s’arrêter. François, méfiant, refusa de perdre du temps avec une inconnue sur le bord de la route. Dans la seconde qui suivit, la belle se retrouva par le plus grand des mystères assise en face de François et Laurent. Aussitôt, comme anesthésiés par cette apparition surnaturelle, ils tombèrent follement amoureux de cet être sorti de la forêt du bout du monde.

 

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  Alcine par Lionel Tavardon (image 3D)

 

 

- « Je me nomme Alcine, beaux chevaliers », précisa la créature.

 

- « Ces terres m’appartiennent depuis treize mille ans. Mon grand-père les a acheté pour treize francs six cent soixante-six sous, lorsque la crise et les conflits sanglants nous ont contraints de quitter notre chère Transylvanie. Grand Père Monsanto et moi-même sommes des éternels étrangers pour les paysans locaux qui nous harcèlent de génération en génération. Encore hier, ils sont arrivés, armés de pieux qu’ils voulaient nous enfoncer dans le cœur. Ils étaient au moins deux mille à brandir des pancartes avec « Pas de brevet sur le vivant » ou « Rendez-nous nos abeilles ».

 

Exposant ainsi les difficultés à s’implanter sur ces terres en jachère, une légère agitation du corps de la belle fit glisser son voile, découvrant sa longue chevelure blonde dont quelques mèches tombaient sur ses seins harmonieux. La pureté de sa silhouette ainsi détachée du tissu contrastait avec ces hommes en costume noir.

 

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Nue, elle était nue sous sa robe ! fut la pensée unique de nos deux compères.

 

Il va sans dire que plus personne ne se préoccupait de Jack en entrant dans la plus merveilleuse des demeures du Périgord. Alcine avait, une fois de plus, réussi à piéger les VIP pour enrichir sa collection de la chambre des amants perdus. Elle agita une clochette pour appeler ses suivantes afin de préparer les nouveaux venus, de les baigner, de les parfumer avec divers onguents et huiles essentielles de son cru. Elle n’autorisait à sa table que des hommes parés comme Omai dans un voyage autur du monde, d’où leur surnom « les hommoes en blanc d’Alcine ». 

 

Ceux qui connaissent Alcine savent qu’après avoir consommé une union librement consentie, elle transformait les malheureux en plantes exotiques qu’elle transportait amoureusement dans son jardin qui n’avait rien à envier à celui de Joséphine en son château de Malmaison. Certains ont même rapporté qu’elles furent amies. Elle enregistrait minutieusement sur son computer chaque plante dans le fichier des empreintes génétiques.

 

Alcine avait des exigences sur les préliminaires qui pouvaient se prolonger en fonction de son désir plus ou moins ardent selon les recrues, mais la dernière soirée libérait la passion la plus enflammée de toute l’histoire. Personne ne résistait à la lumineuse intelligence de la beauté du diable, son verbe se faisait chair et la sublimait. Quand le contrôle des sens étaient devenu impossible, l’homme la pénétrait. Alcine s’en imprégnait pour le fondre dans sa féminité et ne plus jamais le laisser en réchapper. C’est à ce moment précis de la fusion, le matin des magiciens, qu’elle transformait sa proie en la plante de son choix, dans une transmutation alchimique dont elle extrayait l’élixir de la vie éternelle.

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Notre président se serait donc transformé en fleur exotique si Valérie n’était pas intervenue. Elle fit une telle crise à Monbazillac, que la Duchesse Marie Ariane réveilla tous les policiers de Dordogne. Marie Ariane exposait ses peintures dans la salle des fées aux équinoxes et connaissait bien Alcine et ses facéties. Bien que l’effectif fut réduit au minimum, les quelques fonctionnaires en poste, accompagnèrent Valérie. Elle parlementa avec Alcine qui accepta d’échanger le président François et Laurent contre Manuel (Manuel Malraux car André était mort depuis longtemps). Les pourparlers durèrent treize jours.

 

Malheureusement, le dimanche suivant, 25 mai, était la date butoir pour envoyer sa candidature à l’Académie Royale des sciences de Bruxelles. Voilà pourquoi, à cause du séminaire de Dordogne, François ne fut pas prix Nobel d’économie dans sa toute nouvelle thèse « Enfin, Il vint » et la croissance fut !

 

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contact : collectif-artistique.sgdm@orange.fr

 

  La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédée que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou des ses ayants droits cause est illicite et constitue une contrefaçon sactionnée par les article 425 et suivants du Code Pénal 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 09:02

Fantasme en Périgord

 

(Le rôle de l'Erotisme dans l'Histoire de Saint Georges de Montclard en Périgord)

 

 Par Maryse Laroque

 

 

 

danseuse La Danseuse par Lionel Tavardon (image 3D)

 

 

 

Il fut un temps, où Saint Georges de Monclard en Périgord appartenait au royaume de Neustrie situé à l’Ouest de notre actuelle France. La jeune reine Brunehaut régnait sur la Neustrie, alors que la cruelle Frédégonde dirigeait l’Austrasie, à l’Est.

 


Les deux reines étaient rivales et devaient leur trône à la fougue de leurs chevaliers, dont les meilleurs recevaient les faveurs des plus belles dames de la Cour dans des orgies célèbres. En 566, Saint Georges de Monclard fut choisi pour organiser des jeux particuliers : les jeux floraux, repris beaucoup plus tard par Clémence Isaure la toulousaine. Ces jeux n’avaient rien de culturel, il s’agissait d’élire le royaume qui aurait la plus grande force sexuelle. En ces temps immoraux et immémoriaux, on considérait que la force sexuelle était l’apanage des dieux et qu’elle laissait présager la toute-puissance des communautés franques.

 
Pour pouvoir participer aux jeux floraux, les candidats étaient soumis à une pré-sélection sévère dont les épreuves étaient notées de 1 à 10. Ces candidats étaient très nombreux, on en comptait parfois jusqu’à deux ou trois mille venus de tous les coins de l’Hexagone. Les mieux notés, une trentaine à peine, étaient déclarés admissibles. La sélection définitive était octroyée par un jury composé des plus prestigieux membres des deux royaumes, dont Grégoire de Tours et Chilpéric, présidé par les reines Brunehaut et Frédégonde. Ce jury était souverain et avait toute liberté dans le choix des sujets. C’est ainsi que Frédégonde la cruelle avait exigé d’un des lauréats qu’il se laissa caresser par son nain durant une heure sans jouir, dans le plus grand silence. Le pauvre laissa jaillir sa semence au bout de dix minutes dans un hurlement à éveiller les plus frigides. Il fut envoyé illico à Rome comme esclave gladiateur, le film « Gladiator » nous raconte sa vie à Rome.

 

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Les dix finalistes, à qui était attribué le titre de Grand Chambrier Honoris Causa, cinq pour la Neustrie et cinq pour l’Austrasie remportaient un franc succès. Ils étaient adulés des femmes du royaume et enviés par les hommes. Les sculpteurs gravaient leur anatomie dans des blocs de pierre, on en décorait les chapelles wisigothes, de Cambrai à Toulouse. Le stade de Saint Georges de Monclard était célèbre pour les douze égéries agenouillées en signe de soumission devant douze statues de plus de cinq mètres de haut de Grands Chambriers réputés. Sur le fronton, on lisait « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ».

 


Le grand jour n’était pas planifié au hasard. Des savants, des prêtres, des astrologues calculaient le moment le plus propice du calendrier arianiste. Tout porte à croire que ces jeux se tenaient vers l'équinoxe de printemps, le 14 Nisan, une semaine avant la cérémonie de la bénédiction du soleil du 23 Nisan au Zodiac de Saturne, le soir du mardi la nuit qui précède le mercredi.

 

Saint Georges de Monclard connaissait une euphorie extrême à cette période de l’année. On affluait de tous les coins de la planète. Certains, comme les Huns, en profitaient pour tout piller sur leur passage et pour conquérir de nouveaux territoires. Les Romains réfléchissaient sur la moralité de ces festivités païennes, les grecs avaient leurs propres coutumes et ne s’intéressaient pas à ces pratiques locales.

 

 

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Les jeux étaient ouverts à minuit simultanément par les deux reines rivales, installées sur des trônes de pierres du Lot, dont les pieds étaient des pattes de lionnes. Les hymnes nationaux de chaque équipe étaient chantés par les plus belles voix du pays. Trois gracieuses nymphes nues fixaient la flamme sur le socle. Dix jeunes hommes drapés de lin blanc défilaient ensuite pour allumer toutes les chandelles. Suivaient ensuite les danses traditionnelles évoquant l’Amour lyrique et l’Amour physique. A la fin du spectacle d’ouverture, les souveraines levaient la main droite avec le pouce vers le sol pour officialiser dans ce geste autoritaire le commencement des compétitions.Les reines étaient vêtues d’une peau de panthère fluide qui s’ouvrait négligemment, laissant apercevoir ou seulement imaginer la délicate féminité entre leurs cuisses qu’elles croisaient ou décroisaient élégamment. Leur sexe comme leur front étaient rasés selon la mode d’époque. Chacune portait la couronne de joyaux de chaque dynastie.

 

10376057 803860752980582 7201728417885083788 nLes Reines étaient vétues.......et le nain - image par Lionel Tavardon (3D)


Bien que le déroulement de chaque épreuve ait été minutieusement réfléchi, les supporters en liesse, assoiffés de sexe, en réclamaient toujours plus, surtout pour départager les execos. Un reporter de cette époque a raconté qu’un 14 Nisan, la foule avait choisi les plus laides parmi les femmes volontaires du public, afin qu’elles attestent de la capacité de chaque joueur à donner du plaisir dans des figures libres.

 

Cette histoire est sans doute née de l’imagination débordante des troubadours et des trouvères en Périgord, mais la beauté de ces lieux baignés par la Dordogne et les mystères des châteaux perdus au milieu des sombres forêts sont propices aux fantasmes

 

 

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Maryse Laroque (Dorvan Création Photographie)

 

 

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A Saint Georges de Montclard , on y vient pour faire la fête

"Fille de Bacchus" parAriane Lumen, artiste peintre à St. Georges de Montclard

 

 

La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédée que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou des ses ayants droits  est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les article 425 et suivants du Code Pénal.

 

 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 14:36

 

Offenses, froissages, Vexations, outrages et amours

érotisme du Périgord 

 

Mon rêve est illegal 2

Marion Limouzy*  miss périgord 2012 par Dorvan Création Photographie.

 

 

Je t'offenserai

 

Je dévorerai tes lèvres qui soufflent sur ma nuque frissonnante

J'appuierai mon sexe dressé contre le tien, il se débat

Je ferai de toi une femme impuissante.

 

Je te froisserai

 

Je glisserai ma main , sur ton cou, ton ventre, tes seins

Et je possèderai d'un unique combat ta fierté

Mes reins cambrées dans les tiens

 

Je te vexerai

 

Je n'oublierai pas de te regarder, ni de te séduire

Je ne ravalerai pas mes flatteries, ni de t'effleurer avec vivacité

Ce lieu secret où je viendrai jouir

 

Je t'outragerai

 

Je plongerai et replongerai en ton centre

Je serai ton maître dans les positions de la danse

Gonflé de désir et de semence dans ton antre

 

Je t'aimerai

 

de toute ma sensualité

dans le jeu de la sexualité !

 

 

 

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Ariane Lumen, artiste peintre, dans "The Lady of the Lake" (Dorvan Création Photographie)

 

 

* Marion Limouzy, Miss Périgord 2012

 

  voir aussi le lien suivant :

 

Conte Erotique Périgourdin, Moi........la Noix , par Sylvie Tournier

 

et

 

Fantasme en Périgord  

 

 

contact : email to collectif artistique sgdm

 

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Bric à Brac à St Georges de Montclard le 31 Août 2014  

 

 

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 17:18

Magie des campagnes

ou comment se prévenir des infidèlités de son mari......

érotisme à la Périgourdine

Oyez, oyez, braves gens, la belle histoire de Marie et Lulu…


250px-The Death of Hyacinthos


Marie était mariée depuis environ vingt ans. Le couple exploitait une petite ferme des environs de Dommet, dans une campagne de causses.

Si la culture de la vigne et la chasse aux truffes prospéraient, leur union commençait à battre de l’aile. Les enfants élevés et partis de la maison, le grand Louis, dit Lulu, ne cultivait plus beaucoup son champ. Fini les baises endiablées dans le cuveau à vin, ou, l’été, dans l’odeur du foin qui sèche dans le pré ! Une fois de temps en temps, vite fait, une culbute dans la grange derrière lescrèches vides de bêtes, et qui laissait Marie insatisfaite et malheureuse.

 

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 Lulu, brave paysan infidèle (Dorvan Création Photographie)

 

 

Sous prétexte de foires aux truffes, de vendanges ou de salons de l’agriculture - selon les saisons - le Lulu partait très souvent, trop souvent, laissant Marie se morfondre dans le grand lit à l’étage.

Son minou se desséchait.

Privé de rosée bienfaisante pour l’arroser, le poil devenait terne et cassant. Un désespoir, une jachère même pas fleurie ; la ronce et l’ortie y faisaient leur lit.

Lulu venait et repartait sans un mot, accomplissait le minimum de travail à la ferme, et sous n’importe quel prétexte disparaissait quelques heures ou quelques jours.

On murmurait dans le village et les échos de ces bruits revenaient à Marie.

 

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 Marie B par Dorvan Création Photographie

 

 

On dit que le Lulu fricote avec la Jeanne et la Julie, et qu’à l’aurore encore on les a vus au bar du pont, en ville ou ailleurs.

 

On les a vus à la boite échangiste vers Bergerac… etc.

 

Dans les bars des environs, le Lulu louait à qui voulait l’entendre les langueurs de Louise ou d’Elise, roucoulait sur les rondeurs de Roberte et faisait rosir les rosières attablées avec leur galant.

Tout ce bruissement rendait Marie encore plus triste et désespérée. L’avenir ressemblait à un buisson d’épines et de poussière…


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Boîte échangiste à Bergerac "La Paire Peinarde"

ooOoo



Lulu était parti pour une virée de plus.

Ce jour-là, prenant conscience de son isolement, Marie téléphona à sa copine d’enfance, la rousse Véronique.

 

— Véronique, au secours ! Lulu va me quitter ! Je sais plus quoi faire, y va me quitter, je veux pas !

 

Le tout entrecoupé de larmes et reniflements.

 

— Marie, ma sœur, laisse un peu tes vaches, cochons, vignes et truffes, et viens causer avec moi. Ce soir, on va se faire une soirée filles, tu vas voir ça te fera du bien. Après, on avisera.



Autant Marie était prude et sage, autant Véronique flamboyait par tous les pores de sa peau. Elle rayonnait de joie et d’appétit de vivre.

C’était sa première copine quand elle était entrée au pensionnat de la Sainte Foye de Conques de Justine de Padirac. Véronique organisait des trafics de clopes et de mâles dans cette institution fermée à laquelle le préfet et l’évêque confiaient leurs filles en espérant en faire des oies blanches prêtes à farcir. Véronique s’était fait prendre à cause d’une fille enceinte qui avait tout avoué, et n’avait dû son salut qu’à l’intervention du préfet qui, soucieux de préserver la réputation de sa fille, avait étouffé l’affaire. Tout Domme savait le fin mot de l’histoire et en riait à l’apéro, mais…

 

Marie appela ses voisins qui, serviables, répondirent : oui, nous viendrons nous occuper des bêtes, pas de souci.  

Marie se mit en route dans sa petite auto, en direction de la ville.

Véronique l’attendait. Elle la prit dans ses bras avec beaucoup d’affection, lui plantant deux gros bisous sur les joues et un autre, plus gros encore, sur les lèvres.

 

— Viens, ma caille, je vais m’occuper de toi !

 

Comme jadis lorsque Marie avait du vague à l’âme, et que Véronique la prenait sous son aile. Comme quand, munies d’une clef barbotée au trousseau de la sœur portière, elles se faufilaient par la porte du cloître, enfilaient la rue du bain, et sans délai filaient au bar du pont pour s’enfiler des verres.

 

Ainsi passèrent-elles une soirée de fête, de bar en bar, alternant rhum et tequila, rock et salsa, tango et samba. Les filles finirent dans les bras l’une de l’autre, à se raconter leurs histoires de filles, en pouffant de rire au passage des garçons.

Bourrées, ça c’est sûr, et bien bourrées, elles rentrèrent à la maison bras-dessus bras-dessous, s’effondrèrent en vrac dans le grand lit de Véronique, et jusque midi ronflèrent en chœur.

 

Caressée, massée, câlinée par Véronique, Marie reprit un peu forme humaine. Après un bain commun, où elles éclaboussèrent toute la pièce par leurs ébats, et un café-tartine, vers cinq heures du soir elles se mirent à causer.

 

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 Image très rare : Lulu au travail (Dorvan Création Photographie)

 

— Alors, le Lulu, il te trompe, commença Véronique. Tu parles, c’est pas nouveau ! Tous les mêmes, y a que la queue qui les commande ! Des clebs, des cabots en rut. Des bâtards bandants qui débandent à la première contrariété. Tu comprends pourquoi je veux pas d’homme à demeure ! 

 

— Oui, mais Lulu, il est pas pareil. Je sais qu’il m’aime, minauda Marie. Je veux pas le quitter, c’est un bon gars ! Je sais pas quoi faire pour lui plaire, il me regarde même pas ! 

 

— Marie, tu m’emmerdes avec tes jérémiades ! Ton Lulu, il vaut pas mieux qu’un autre, mais si en plus tu l’allumes pas un peu, c’est sûr qu’il va se barrer ! Je vais te donner un truc infaillible pour le garder. C’est Lili, la copine à Milou, celle qui fréquente des chamanes et qui fait les quatre cents coups avec ses copains qui m’a enseigné le truc. Imparable !



Quelques jours plus tard, Lulu semblait calmé et un peu plus à la maison, décidé à s’occuper de la ferme.

Ce soir, j’essaie ! se dit Marie. Je verrai bien si ça marche.

 

Une fois dans le lit, Marie s’approcha de son mari qui, couché sur le dos s’apprêtait a ronfler comme un B52 au décollage. Glissant sa main sous la chemise de nuit de son homme, elle entreprit de faire un nœud au sexe de son mari.

 

— Mais que fais-tu donc ? Lâche-moi, tu vas me faire mal ! dit le Lulu. 

 

— Mais non, tu va voir : je vais y arriver, à le nouer.

 

Et Marie de le plier, de le tordre, de le courber dans tous les sens, si bien que son mari y prit plaisir et que l’objet en question finit par se dresser, dur comme une branche de chêne.

 

— Mais pourquoi fais-tu ça ? s’étonna le Lulu

— Oh ! c’est juste pour essayer, répondit Marie de son air le plus innocent. Je voulais m’amuser un peu et voir si ce qu’on dit est vrai. 

— Ah ! et qu’est-ce qu’on dit ? 

— Ben, qu’il est impossible de faire un nœud avec une bite, mais si tu en as assez, je recommencerai une autre fois.   

 

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Lulu adore les gateaux aux truffes

 

 

Se tournant sur le côté, elle fit semblant de dormir.

 

— Eh ! tu me laisses pas dans cet état ! lui dit Lulu, le machin à l’air, dressé comme un poteau.

 

Arriva ce qui devait : Lulu se mit à baiser sa femme tant et plus, puis quand le poteau redevint mou, Marie reprit son travail de nouage.

 

— Bon Dieu de bon Dieu, je vais y arriver ! Tu sens ? Ça y est presque.— Oh oui ! mais continue encore, je sens que ça revient !

 

Lulu revint à l’ouvrage pour le plus grand plaisir de Marie.


— Remettons ça à demain, lui dit-elle une fois qu’ils eurent fini. 

— J’allais te le demander, Marie. J’en peux plus ! soupire Lulu.

 

Et ainsi, des nuits durant, Marie tenta le nœud impossible, et plus elle s’acharnait plus le membre durcissait, plus il fallait le calmer et recommencer.

Et ainsi Lulu, épuisé par ses nuits avec Marie, finit par renoncer à ses escapades, à apprécier Marie et rester avec elle.

 

Ainsi va la vie !

 

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 Tableau "Echanges" par Ariane Lumen, artiste peintre, acryl sur toile dim 100 x 80 cm

 

 

Ce conte nous a été adressé sous pli discret par Tithon, que vous pouvez écrire si besoin en était en nous contactant :

 

collectif-artistique.sgdm@orange.fr

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 08:12
     
     
La Truie de Thomas Owen
par : Norge

 

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 Ariane Lumen par Dorvan Création Photographie

 

  La Truie de Thomas Owen

par : Norge   

 

 

 

« Le brouillard ne se dissiperait pas de sitôt. »

 

Thomas avait de plus en plus de mal à appuyer sur les pédales, ses jambes se faisaient lourdes, la sueur rendait son corps moite. Et ce brouillard enveloppant qui donnait aux lieux un caractère angoissant. Il ne savait même plus s’il se trouvait sur la route. Il sentait, à droite, le précipice prêt à l’engloutir. Rester concentré. Il devait rester concentré sur le vélo. Ca grimpait toujours.

 

Il arriva enfin au haut. Regarda autour de lui. Il ne vient d’autre que des cortèges de brume, des chapelets de perles fines qui bouchaient l’horizon. Cependant, une pâle lueur de néon attira son regard. Une sorte de petite loupiote rouge près de l’autel. Il se revit enfant de chœur et tout le tralala liturgique. Mais il ne s’agissait pas d’une église, plutôt d’une auberge.

 

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 Une femme aux cheveux blonds.........Dorvan Création Photographie

 

 

Une femme aux cheveux blonds filasse l’accueillit, avachie sur le comptoir.

 

- Vous reste-t-il une chambre pour la nuit ?

 

- Ce n’est pas un hôtel ici, mais pour la nuit, on peut s’arranger.

 

- Et manger un morceau ?

 

- On trouve tout ce qu’on veut.

 

Elle lui montra la chambre, un lit bancal, une commode poussiéreuse, des draps propres mais humides.

 

- Ca ira, fit-il pour tout commentaire.

 

Il descendit, s’attabla, on lui apporta du pain, du jambon et du lard. Il n’aimait pas le cochon, mais sa montée l’avait creusé, sa chevauchée à vélo l’avait fatigué, le bouillard opaque anéanti. Au fait, où était-il exactement ? La blonde filasse lui répondit :

 

- Nulle part. Ici et nulle part, c’est pareil.

 

Il n’insista pas. La femme était du genre taiseux. Elle avançait sans bruit, semblant glisser sur le carrelage. Il avala son café en grimaçant, une insulte aux bonnes mœurs, une sorte de soude caustique qui lui arracha l’estomac. Mais il se sentit repu, il avait repris quelques forces et il envisagea le lit avec un plaisir certain.

 

Sauf que…

 

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 Ariane Lumen par Dorvan Création Photographie in "Flowers" 

 

Elle était dedans…

 

La blonde filasse.

 

- Je ne sais pas si…

 

- Viens mon grand, je vais m’occuper de toi !

 

Il n’avait pas une grosse envie de corps-à-corps, mais le désir vint peu à peu quand il vit la femme nue, à peine cachée par le drap, offerte et désirable. Des rondeurs propices, une élasticité insultante.

 

Il monta sur elle.

 

Il se rendit compte alors que c’était un homme. Jean Brot avait d’ordinaire une vie hétérosexuelle, mais il était prêt à toutes les expériences. Il n’était pas du genre non plus à se poser trop de questions. Aussi se laissa-t-il aller aux demandes pressantes de l’homme blond filasse.

 

Ce ne fut que plus tard, lorsque son partenaire s’était endormi, qu’il remarqua à la naissance de ses fesses… une queue !

 

Au petit matin, l’« être » avait disparu. Il descendit. Il n’y avait plus personne dans le chalet. Il ouvrit la porte. Le brouillard s’était dissipé. Un ciel dégagé, d’un bleu d’acier, baignait les montagnes environnantes.

 

Il trouva une pancarte où étaient noté en lettres de feu, le mot : Enfer.

 

Il réalisa son infortune : il avait couché avec le diable

 

 

 1-P6040118-001

 

Ariane Lumen par Dorvan Création Photographie ("Flowers")

 

 

 

 

La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédée que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou des ses ayants droits cause est illicite et constitue une contrefaçon sactionnée par les article 425 et suivants du Code Pénal.   
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 11:14
 

Crapauds et Grenouilles

 

  Texte reçu sous pli discret posté à La Ciotat.

L'auteur ou l'auteuse... est prié(e) de se faire connaître.

Forte récompense.

 

(et cela n'a pas tardé : il s'agit de Martine Boudet de la Ciotat )   

 pEiqF.u.cs 1

 Blup…Blup…Blup…

 

Des bulles jaunâtres parsemaient la surface de la mare fangeuse dans laquelle les membres du groupe s’ébattaient joyeusement. Le guide leur avait vanté les propriétés curatives, connues depuis l’Antiquité, de ces boues sulfatées et ils s’en badigeonnaient consciencieusement l’un l’autre avant de se vautrer dans le mélange marron en poussant de petits cris. « Attention, pas les yeux, mais tout le reste, vous pouvez ».


Depuis la rive, l’homme chercha du regard celle qu’il avait repérée sur le bateau, il  avait même commencé à lui jeter quelques uns de ses sourires à la Georges Clooney auxquels elle ne semblait pas indifférente. A vrai dire, il n’avait accepté de se joindre à cette excursion que pour la contempler en maillot de bain, histoire de voir si ça valait la peine de continuer le jeu. Mais impossible de reconnaître de loin qui que ce soit parmi les êtres pataugeant dans ce cloaque. Tout ce qu’il distinguait, c’était des têtes hilares d’où ressortaient des yeux globuleux, et des membres informes qui s’agitaient en lui faisant de grands signes pour qu’il les rejoigne. Des animaux, pensa-il, des crapauds buffles dégoûtants…

grenouille

Grenouille (par Alain Etienne)


Il s’avança un peu, enleva sa chemise et ses sandales, posa avec soin ses Rayban à côté, roula prudemment le bas de son pantalon de toile, et condescendit à faire encore quelques pas pour mettre les pieds dans cette glaise molle. Les bulles s’infiltraient entre ses orteils, il s’efforça de chercher dans leur reflet irisé une trace de beauté, mais elles crevaient rapidement, empuantissant l’air de vapeurs soufrées qui lui rappelaient les inhalations de son enfance. Plongé dans ses souvenirs, il vit un peu trop tard le danger arriver.


Le danger, c’était Momo, l’affreux gamin qui lui avait déjà gâché une partie du voyage. D’ailleurs, il se demandait quel plaisir les parents pouvaient bien avoir à traîner leurs mômes en vacances, surtout celui-là. Il l’avait surnommé Momo pour les faire râler, parce que  Momo, ça fait arabe, alors que Morgan, son vrai prénom, ça fait américain. Momo donc s’avançait vers lui déguisé en indien, le menaçant de ses pattes gluantes, le regard rempli de mauvaises intentions. 

 

Il tenta quelques pas sur le côté pour l'éviter, mais le sol se déroba sous lui, il battit des bras et s'affala de tout son long, et tous les crapauds coassaient bruyamment - Il est des nôôôtres, il est dans la boue comme les ôôôtres - Il essaya de se relever, mais glissa et s'enfonça encore plus profond, cerné maintenant par les bulles, affolé, il voulut hurler, mais de sa bouche salie seul un bruit ignoble sortit, et il comprit avec terreur qu'il était à présent lui aussi métamorphosé en batracien pustuleux.

 

 

PC240013

bouteilles du château Masburel, coffrets et grenouilles d'Ariane Lumen


C’est alors qu’il l’aperçut, à quelques mètres de lui seulement, princesse crapaude qui battait des pattes et semblait diriger le chant de ses congénères, il la reconnut à ses yeux  clairs qui tranchaient sur le marron ambiant, et il rampa vers elle. C’était sa seule chance. Il parvint à sa hauteur, releva la tête avec peine, et, surmontant son dégoût, colla ses lèvres au siennes dans un long baiser de cinéma, en espérant ainsi redevenir humain.

 

Pour en savoir plus : http://0z.fr/VMP4y

 

 

 

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 17:04
 
 
 
 
La Ferme des Abeilles
(Alexia Desmonts - avril 2011)
La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal.
 
L’orage grondait au loin dans la vallée de la Dordogne, là, vers l’ouest où le ciel était devenu plus foncé, tirant sur le gris presque. Un grondement sourd, un peu comme un train de marchandises, qui, quand on l’entend dans cette vallée annonce que la pluie n’est pas très loin. Pourtant ici  au - dessus de ce bois sauvage le ciel était encore d’un bleu azur, quoique un peu voilé déjà. Le temps était chaud, et de plus en plus lourd. Elle ne savait pas pourquoi elle était arrivée ici, dans cette campagne bucolique. Sans doute s’était-elle trompée de route….en tout cas Sarlat n’était pas ici.  Comble de malheur sa voiture montrait des signes de faiblesse, cette longue côte avait surchauffé le moteur , qui s’était brusquement arrêtée. Elle actionnait nerveusement le contact, mais rien n’y faisait….la voiture ne démarrait plus.  Et du dessous le capot s’échappait une fumée blanche qui ne présageait rien de bon.
 
Elle contempla le paysage,  des bois, et encore des bois, et aucun bruit ne venait déranger la quiétude de cette journée chaude du mois de juin.  Pas de signal non plus pour le téléphone portable, elle se demandait comment chercher du secours. Un peu plus loin elle vit un petit chemin, avec un petit panneau presque illisible. Un poteau électrique, ou était-ce un poteau de téléphone. « Cela va forcément quelque part » se disait-elle. Le petit panneau indiquait « Ferme des Abeilles », à peine lisible tant la peinture était usée. C’est ainsi que les campagnes Périgourdines sont faites, et elle décidait de suivre ce sentier aux allures de piste, mais bordé de poteaux annonçant une forme de civilisation tant espérée.
 
De temps à temps elle sursautait à cause du crissement dans les feuilles et branchages. Par ce temps lourd et chaud les lézards étaient de sortie, ou peut être les serpents. Elle s’imaginait avec horreur toutes les possibilités, car en fait on entend tout mais on ne voit rien. Une petite brise s’était levée, soulevant un peu de poussière mais aussi sa robe blanche légère, le vent jouant ainsi avec son entre-jambe. C’était très agréable, un peu excitant même d’autant plus qu’elle ne portait aucun sous-vêtement – elle n’en portait jamais d’ailleurs – et que de toute façon il n’y avait personne ici pour la regarder. Elle marchait déjà depuis plus de 10 minutes sur ce chemin quand au détour d’un virage elle vit enfin une vieille ferme, comme il y en a beaucoup dans le Périgord, une ferme pas encore achetée par les Anglais ou Hollandais, qui restaurent tout, et le plus souvent avec du goût.    
   
al strange 2
Un silence étrange régnait autour de cette ferme, un coin presque trop paisible. Juste encore un grondement au loin, la poussière qui se soulevait, la porte de la ferme était ouverte. Pas de chien pour aboyer non plus. Puis comme dans une symphonie le bruit d’une flûte traversière, très faible parvenait à ses oreilles. Elle marqua le pas, surprise et étonnée. Puis s’avança lentement histoire de ne pas perturber ces sons pastorales inattendus ici.  Puis la flûte cessa soudainement et dans la porte apparut une femme assez grande et mince  entièrement nue, avec dans sa main la flûte traversière, et le mont de vénus abondamment habillé d’un épais tablier de forgeron. Elle n’osait plus avancer……dans le Périgord on est capable de sortir le fusil pour moins que cela, se disait-elle et ici on ne devait pas voir du monde tous les jours. La fermière regardait avec curiosité cette poule de la ville, à pied dans  sa  ferme perdu, et ne disait mot.  « Bonjour » tenta la visiteuse, mais aucune réponse ne venait de sa bouche. Juste un regard aux yeux bleus comme une invitation et un geste qui voulait probablement dire : vous pouvez vous avancer, car chez moi même les chiens peuvent entrer.  Pas de fusil et pas de chien, alors……. .  Tout était vieux ici, la cheminée, la table, puis la flûte traversière que la fermière y avait maintenant posée avec les restes d’un repas pas tout à fait terminé. Il flottait autour d’elle un mystère, de quelqu’une qui sait les couleurs et les odeurs, le raffinement et la beauté des choses, les champignons comme le parfum envoûtant du bon vin, qui flotte comme une robe autour de sa taille, suggérant des plaisirs qui en suggèrent d’autres. Et la visiteuse l’ange qui serait descendu dans cette ferme ?
 
Elle était fatiguée de cette marche sous cette chaleur lourde et accablante et elle avait soif. D’ailleurs la fermière l’avait compris et elle sortait du vieux frigo une bouteille d’eau fraîche, attrapait un verre et posait le tout sur la table avec le geste : tu n’as qu’à te servir. La visiteuse se servit un grand verre d’eau qu’elle buvait d’un seul trait, puis elle remplit un autre verre. Elle commençait à raconter pourquoi elle était venue dans cette ferme, et la fermière écoutait avec attention sans prononcer un seul mot. C’était une belle femme, entre 36 et 40 ans, mince et grande, et elle voyait bien qu’elle allait dans les champs, tant il y avait de la poussière sur elle.  Ses seins pointaient fermement, ils était fermes et ronds, les cheveux un peu délavés, mais en fait elle était plein de charme, mais pas bavarde pour un sou. « Il va faire orage » tentait la visiteuse timidement, mais la fermière hochait ses épaules, ignorant sa nudité comme si s’était la chose la plus ordinaire et normale en cette fin d’après-midi.  A défaut de réponse la visiteuse ne se sentait pas à l’aise. Pas qu’elle avait peur, non, mais ce silence et absence de dialogue lui inspirait un peu de gène. Puis la fermière ne cessait de la fixer, de la contempler.
 
« J’aurais besoin d’aide, ma voiture est tombée en panne, à l’entrée du chemin qui mène vers ici », murmurait-elle, mais pas de réponse. La fermière fit alors signe de la suivre et avec un hochement de la tête elle montrait la direction d’une grange, ou était-ce une étable.  Elles traversèrent la cour, et la fermière  ouvrait la grande porte à battants et vers le fond  il y avait trois chevaux. Le fermière s’approchait d’un d’eux, un grand cheval marron, qui manifestement était content de voir la fermière. La visiteuse était surprise de voir ses grands chevaux, dont elle ne connaissait rien. Quand elle était petite elle avait fait un tour de poney, sûrement, mais elle ne s’en souvenait à peine. La fermière sortait le cheval de son box et fit signe, toujours sans dire un mot, que la visiteuse était priée de monter sur le cheval, où il n’y avait même pas de selle. « Non, non, » disait elle ! « Je ne sais pas faire du cheval ». Mais la fermière insistait , posait un petit tabouret et fit le geste du genre : je veux que tu montes à cheval. La visiteuse obéissait, en se disant qu’à cheval, et un sceau d’eau, elle serait forcément plus vite de retour à sa voiture. Une fois sur le cheval elle s’accrochait au crin de celui-ci, qui lui était assez sage.  Mais là à plus de 2,50 m du sol le monde n’a plus le même visage… Sa robe était remontée, et ses cuisses serraient fortement le cheval. Etrange sensation que d’être serrée contre cet animal. Soudainement elle sentait derrière elle la fermière, qui se collait dans son dos. Elle prit les rênes et lentement le cheval sortait de la grange, la visiteuse s’agrippant encore plus fermement au cheval. Les poils drus du cheval venait caresser ses cuisses et l’ entre-jambe, et dans son dos la présence  un peu inquiétante de la fermière complètement taciturne. Elle la sentait fermement coller à son dos.
 
Le cheval commençait à trotter et elle devait s’accrocher encore plus fermement. Le ressac des mouvements l’obligeait à   lever légèrement son bassin du cheval afin de retomber de plus en plus vite sur le dos du cheval, la fermière la serrant de plus en plus par les hanches où ses mains se montraient de plus en plus entreprenantes n’offrant aucune possibilité d’échappatoire. Une main se montrait plus entreprenante et trouvait lentement le chemin de l’ entre-jambe, l’autre main avec les rênes dans la main lui serrait un sein, un petit bout de cuir venait caresser son bouton d’or. Ce sentiment de toute puissance doublé de soumission était une sorte de révélation.  Etait-ce du plaisir ou une contrainte ou les deux à la fois ?  Il lui était impossible de se dégager du cheval et de la fermière, habituée à maîtriser la nature et les animaux.
 
Le cheval longeait maintenant un chemin forestier d’où remontait des odeurs sauvages de champignons et de mousse, de sol mouillé et la visiteuse sentait lentement  l’humidité gagner son sexe devenu une proie au vent caressant et de la main baladeuse mais experte de la fermière. Ses craintes n’avaient pas disparues puis elle était dans cette position bien obligée de subir les assauts de la fermière.
Puis soudainement elle sentait monter en elle une vague qu’elle ne pouvait refouler, le cheval marchant au pas maintenant. S’accrochant avec force, et la fermière fortement collée à son dos, sous le frottement de ce qui devait être son sexe velu et humide de désir et de transpiration, ou les deux. La visiteuse ne voulait plus le savoir et s’abandonna, comme vaincue par les désirs et assauts  de la fermière. Le cheval s’arrêtait au bord d’un ruisseau,  penchait sa tête pour aller boire l’eau fraîche de cette source. Le fermière avait déjà sauté du cheval et déjà elle se baignait dans l’eau claire.  Et elle toujours était toujours paniquée sur le cheval. La fermière n’était plus dans son dos. Elle se laissa glisser le long du cheval, et les pieds incertains, se trouva par terre, encore tremblante et frémissante de cette aventure excitante. La fermière sortit de l’eau et remonta brusquement la robe de sa visiteuse au regard égaré, encore sous le coup des émotions que la promenade en cheval lui avait procurée. Il commençait à pleuvoir, des grosses gouttes tièdes tombaient sur sa peau, la fermière la poussa vers l’eau, et un énorme coup de tonnerre retentissait, le ciel s’obscurcit, tandis que des foudres faisait monter l’électricité et l’excitation maintenant au comble dans l’air.
 al plage ret
L’eau fraîche lui fit du bien mais elle n’eût pas le temps de reprendre ses esprits : la fermière qui jamais ne prononçait un seul mot, se montrait envahissante aux yeux de la visiteuse, lui tirait par le bras vers une cavité dans la roche.  C’était sûrement une bonne idée car maintenant la pluie tombait à grosses gouttes, et cette grotte était un abri parfait. Elle tremblait de froid maintenant dans cette grotte que la fermière semblait parfaitement connaître, et dehors un ouragan s’abattait.  La lumière ne venait plus que quand il y avait la foudre.  Les mains de la fermière l’agrippèrent par les épaules et descendirent lentement le long de son dos, atteignant ses fesses. Elle eût un mouvement de recul mais la fermière semblait avoir prévu cela, puis elle ne résistait pas trop, de peur sans doute, et aussi à cause du froid, puis elle se l’avouait, un peu par curiosité aussi. Puis elle se retourna d’un seul mouvement, les mains de la fermière et sa bouche étaient désormais omniprésents. Comment résister, et pourquoi résister à celle qui cherche à vous procurer un sentiment de sécurité et de bien être en même temps.  Le fermière embrassait ses seins et lentement sa langue descendit vers le nombril où elle s’attardait un instant, puis plongeait vers les entrailles qui se mirent à vibrer, tant cette langue rugueuse lui procurait un plaisir intense à ce sexe épilé, jusqu’à là ignoré, combattu. Une immense chaleur montait dans son ventre, des secousses s’emparaient de son corps, comme des spasmes Elle mit ses mains dans la touffe noire et abondante de la fermière, explorant ses lieux secrets  et sensibles,  mais elle ne prononçait jamais aucun son…….mais ses yeux brillaient dans le noir. Ses seins devenus durs comme la roche de cette grotte, seul une sorte de râle, en guise d’apothéose venait confirmer l’immense plaisir que la fermière tirait de ces gestes de tendresse, et qui ne s’en cachait pas.
  Montages3-1 chevaux
L’orage était parti plus loin maintenant, il ne pleuvait presque plus, le cheval était toujours là,  les deux femmes rentrèrent à pied, la visiteuse avec la robe dans la main. Quelques minutes après elles arrivèrent à la ferme, la cour était devenue boueuse. La fermière attrapait un sceau, tandis que la visiteuse remettait difficilement sa robe encore mouillée qui lui collait à la peau, montrant ses formes, mais c’était le dernier de ses soucis. La fermière l’ invitait une fois de plus à prendre place sur le cheval, et ensemble elles  partaient vers la voiture au bout du chemin. Et après avoir mis de l’eau dans le radiateur de  la voiture elle se mit en marche sans problème.
 
La fermière, toujours nue, et taciturne regardait s’éloigner la petite voiture, ne connaissant ni le nom ni d’où elle venait,  ni l’endroit où allait la visiteuse. La lumière dans ses yeux, elle était comblée, tandis que la visiteuse se disait qu’elle serait incapable de retrouver un jour la ferme des abeilles……….
 
 
FIN
 
Ce conte périgourdin a été écrit du point de vue de la visiteuse.
Il sera suivi d'une version selon la fermière!
Un autre conte érotique sur le lien suivant : conte érotique périgourdin
 
 
P9020025 aff blanc
 
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 07:47

La Fermière, la Sorcière et les Chevaux

 

conte érotique écrit par Alexia des Sources., membre du Collectif Artistique de Saint Georges de Montclar, association déclarée. Alexia F. est parrainée par Ariane Lumen, voir plus : www.arianelumenart.odexpo.com membre fondatrice de l'association, artiste peintre, modèle et illustratrice. La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédée que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou des ses ayants droits cause est illicite et constitue une contrefaçon sactionnée par les article 425 et suivants du Code Pénal.

 

alexia jambes

 

 

Le soir tombait tranquillement sur la ferme mais les rayons du soleil étaient encore chauds. La fermière était épuisée par sa longue journée enfin terminée. Elle sentait fort la transpiration, mais se sentait bien, c'était comme un signe qu'elle avait bien travaillé, et bien mérité de se reposer et se détendre.

P7010126Elle enleva sa robe tâchée et rapiécée et se retrouva nue dans la nature. Son corps vieillissant n'avait plus connu la douceur de l'amour depuis bien longtemps. Mais avec le temps ça lui manquait demoins en moins. Sauf peut-être en des instants de solitude cruelle, tard dans la nuit.

Elle vivait seule depuis longtemps et ses seuls amis étaient ses animaux, en particulier ses chevaux qu'elle adorait plus que tout. Sa récompense habituelle de fin de journée était une longue ballade solitaire à cheval, dans la campagne tranquille, au crépuscule.

La fermière arriva à l'écurie, et pris le temps de brosser, et de s'occuper de chacun de ses chevaux. Puis elle en choisit un et le fit sortir doucement de l'écurie, le visage éclairé par un grand sourire. Elle se sentait complice avec eux, dans une relation impossible à décrire, une relation sans aucun mot, mais pourtant tellement forte, tellement réciproque. Elle se disait souvent que peu d'humains pourraient comprendre ce qu'elle ressentait.

Entièrement nue, elle monta avec grâce sur l'immense cheval, sans selle. Le contact rêche des poils de l'animal sur la peau lui plaisait. Elle et l'animal, et rien d'autre, dans la nature, une communion en toute humilité.

P7010073Serrant fort l'animal entre ses cuisses, elle partit vite au galop à travers les chemins qu'elle connaissait par cœur. Bien vite, la fraicheur de l'air ne la faisait plus frissonner, le cheval au galop dégageait une chaleur fantastique et douce. Dans cette position, les jambes grandes ouvertes autour du dos de l'animal, le bassin cambré, son sexe cognait fort contre la peau de l'animal, à chaque foulée, ce qui rendait leur contact encore plus intime. Elle accompagnait tous
ses mouvements par les siens, balançant ses jambes et son buste en rythme. Sous l'effort et le plaisir, ses joues rougissaient sous la pleine lune.

Elle ne pensait plus à rien, pendant un long moment, ils étaient juste tous les deux, serrés très fort l'un contre l'autre, dans une chaleur moite et intense, leur respiration intense synchronisée, filant comme le vent, invisibles dans la nuit.

 
A l'abord d'une clairière, à bout de souffle, ils s'arrêtèrent, et
elle descendit lentement en glissant sur son flanc. Ses cuisses et son bas ventre était un peu rougis par l'irritation du frottement, et elle s'assit dans l'herbe aux cotés du cheval qui soufflait puissamment, faisait sortir d'imposantes volutes de fumée de ses narines. Elle remarqua alors l'érection de son cheval, ce qui n'arrivait pas souvent. Elle avait toujours été fascinée par la taille surhumaine de
leur membre - c'était bien plus gros qu'un bras d'homme - et avait du mal à en détacher son regard. Elle se sentait totalement humble face à cette bête magnifique, toute en muscles et en virilité.

En caressant sa peau irritée, elle remarqua, avec un peu de gène, que son sexe était très humide. Elle sentait son clitoris gonflé, elle sentait qu'en elle un désir brûlant était là, trop souvent insatisfait, même nié. Mais par moments il revenait, implacable, avec toujours plus de force.

Dans ce cadre détendu et calme, elle n'eut pas la force deP9080035 lutter, et s'abandonna vite à la masturbation, allongée dans l'herbe, aux pieds du cheval. D'une main elle se pinçait fort un téton, tandis que de l'autre elle se caressait frénétiquement le clitoris. Elle se mordait les lèvres en gémissant, en contemplant l'énorme sexe dressé de l'animal.

Très vite elle fut submergée par un orgasme profond qui l'agita de spasmes pendant une longue minute. Puis elle essuya ses larmes en riant et se releva.

alexia F 1C'est alors qu'une lueur surnaturelle illumina la clairière. La
fermière et son cheval sursautèrent, mais restèrent à la même place, comme s'ils étaient fascinés tous les deux par ce spectacle étrange. La lueur d'une couleur indéfinissable s'estompa, et laissa la place à une étrange femme, d'apparence magnifique mais troublante, vêtue d'une
robe aux motifs incompréhensibles. Son age paraissait impossible à déterminer, sa peau, blanche et lisse, et ses formes gracieuses et fermes lui donnait l'aspect d'une jeune fille, mais dans son regard transparaissait une sagesse et une expérience incroyable. Son regard pénétrant fixait la fermière, et elle tendit vers elle un objet allongé curieux, qui ressemblait à une sorte de grosse racine. Un silence de mort régnait dans la clairière, tandis que la voix de la
sorcière s'éleva.

<< Pécheresse ! comment oses-tu laisser de la sorte ta chair être plus forte que ton esprit ? Je t'observe depuis longtemps, pauvre créature, et j'ai décidé que tu ne méritais pas d'être plus qu'un animal. Reçois mon châtiment, tu as fantasmé devenir une simple jument, et bien je vais exaucer ce souhait ! >>

La fermière restait pétrifiée, sans arriver à comprendre ce qui se passait. Ça ne pouvait être qu'une plaisanterie, mais c'était tellement ... surnaturel. Etait-elle en train de rêver ? Les mots de la sorcière résonnaient en elle, ça paraissait tellement absurde. La sorcière la fixait toujours, dans un rictus de profonde concentration, le bras tendu vers elle. P9140249Devenir une jument ? Soudain, la fermière fut prise d'une douleur atroce dans le dos. Sa colonne vertébrale semblait grossir en elle, et elle tomba en avant, tant la souffrance était insupportable. Son dos craquait et elle commença à hurler, prise de terreur. Elle ne pouvait plus se relever,
comme si son dos était cassé, tordu, par une force inimaginable. Ses bras et ses mains commencèrent ensuite à se tordre, dans d'effroyables bruits de craquements douloureux. Elle sentit ses doigts se resserrer entre eux, devenir une sorte de masse dure, comme si ses chairs
étaient comprimés dans un étau. Elle hurlait, croyant vivre ses derniers instants. Sa mâchoire devint douloureuse également, semblant gonfler, tirant sa peau dans toutes les directions, ses dents grossirent, pendant qu'elle continuait à crier... mais ses cris devenaient de moins en moins humains. Sa peau se recouvrait de poils durs. Toute sa morphologie était en mutation rapide, tous ses muscles,
ses organes, ses sens, devenaient différents.

Même son esprit devenait celui d'un cheval. Elle ne perdait pas sa mémoire, mais elle perdait la précision et la nuance des mots. Elle n'était plus que les émotions qu'elle ressentait dans l'instant. La peur, la douleur. Ses jambes, ses 4 jambes tremblaient. Ses sabots lui faisaient mal. Mais elle tenait debout. La métamorphose se terminait enfin, la douleur cessait.

Montages3-1 chevaux


Elle contempla pour la première fois la clairière avec ses nouveaux yeux de juments. Tout lui semblait différent. Une foule d'odeurs, de saveurs, de bruits lui apparaissaient nettement autour d'elle.

Parmi toutes ces odeurs, une se fit plus présente, et devint
obsédante. Elle sentit le mâle près de lui. Elle sentit son désir. Elle sentit son corps réagir instinctivement à cet appel, elle sentit son corps se préparer. En frétillant, elle présenta sa croupe en direction de l'étalon. Elle sentait des fluides ruisseler en elle. Elle le sentit s'approcher, et baissa la tête pour faciliter son approche. Il monta rapidement sur elle, et d'un coup la pénétra profondément de son membre dur. La jument serra les dents en soufflant et lutta pour garder l'équilibre, puis chercha à s'ouvrir encore plus pour accueillir les coups de l'étalon. Ses coups étaient brutaux et violents, mais la douleur était supportable, c'était comme un prix à
payer, elle ne ressentait pas vraiment de plaisir, mais elle se
sentait à sa place. Au bout de quelques coups, l'étalon éjacula puissamment en elle, et se retira aussitôt, son érection déjà passée. Une quantité énorme de semence coula du vagin de la jument, formant une flaque entre ses sabots.

PC170014


Le cheval était soulagé et il ne pensait plus à la jument, il était retourné dans la clairière. La jument elle, était encore dans les sensations intenses de l'accouplement. L'entrejambe un peu douloureux, son vagin était encore animé de violentes contractions, destinées à amener la semence jusqu'à l'utérus. Elle aurait sans doute un poulain
de cette courte union mais ne le savait pas. Elle regardait l'étalon dans une sorte d'élan amoureux.

Quand il se mit à galoper, en direction de la ferme, son instinct lui commanda immédiatement de le suivre. La jument se mit à galoper en suivant son étalon, avec une seule idée, ne pas rester seule. Sa vie est en troupeau, parmi les siens.

 

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  contact: collectif-artistique.sgdm@orange.fr

 

Un autre conte érotique sur le lien suivant: Conte Erotique Perigourdin II

 

  P9020025 aff blanc

 

 

  voir aussi : www.arianelumenart.odexpo.com et http://ariane.lumen.over-blog.com

 

 

 

 

 

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