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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 06:54

Vous n'avez toujours pas compris ?

Vous n'avez toujours pas compris ?

Vous les artistes fauchés qui bossez dans des ateliers de merde,

par Jean - Pierre Cramoison (poète - écrivain)

 

Reprendre toute la communauté duchampienne est une besogne tout aussi infernale que vertigineuse : on n’arrivera jamais à démêler cette grappe de crabes, ces illusionnistes de l’ordinaire, ces vanités solidement agrippées comme des tiques à leurs certitudes. Ils ont le carnet d’adresses avec des noms qui leur ressemblent, la servilité et les idées consensuelles qui nous restent en travers de la gorge. Vous les artistes fauchés qui bossez dans des ateliers de merde, sans lumière, pourris d’humidité, vous qui vous gelez les miches quand l’hiver arrive, ne voyez-vous pas la route qui vous a été tracée par vos illustres aînés pour atteindre la notoriété et atterrir dans les grands espaces dédiés à l’art contemporain. Vous n’avez sans doute pas l’esprit assez caressant, le discours suffisamment dilué, le culot intact pour affronter les rendez-vous des grandes biennales d’art. Trop d’artistes tue l’art. Chaque année découvre de nouveaux « talents ». Vous n’êtes pas assez Basel, bande de blaireauteurs ! Comment voulez-vous qu’on vous prenne au sérieux avec vos pinceaux, vos couleurs et vos archéo affutiaux des Beaux-Arts. Tout cela est révolu, désuet, encavé, d’un autre temps. Vous avez loupé la marche civilisatrice du mauvais goût. Vous n’avez rien compris. Tant pis pour vous ! Dans les milieux sirupeux où se développe l’allergie à toute forme de création picturale, entendez par là celle qui ne pratique pas la fascination pour l’objet et sa géantitude menant à l’immensitude crétinerie, celle qui révolutionne par son audace, enthousiasme, endiable, s’ajuste pile-poil à son époque, séduit par son intraitable dénonciation, celle enfin qui est baptisée à coups de millions de dollars dans les salons avant-gardisants, le marché, les institutions, les milieux souasoua où les néo-artistes font des ronds de chapeau pour conquérir l’espace, séduire galeristes, collectionneurs, courtiser les conseillers des fondations et les conservateurs de musées, dans ces cénacles-là, ceux de l’indigence d’une bien triste pensée consensuelle, force est de constater que vous n’aurez aucune chance.Leurs accumulations vous barrent le passage. Quand on les entend jaboter entre eux, c’est fou comme ils peuvent s’aimer, être solidaires, fraternels, amitieux, et si en plus on ajoute qu’ils adorent entendre des autres ce qu’ils pensent d’eux-mêmes, ils ne se sentent plus de joie, l’expansion de leur ego déshydraté n’a plus de limites : les voilà au bord de l’épectase, les grandes orgues leur abalourdissent la tête, ils frissonnent en se faisant des bisous-bisous, se souhaitant bien du courage, l’art est un tel châtiment de l’endurance, un tel purgatoire pour vieilles lunes dépeignées qu’il faut se palucher ensemble, se faire du flafla, quitte à servir le même fatigant et monotone refrain, les mêmes idées dépoilées, tout cela accompagné de cet onctueux galimatias viril et courtois qui entretien une servilité de façade. Plus ils sont ratiboisés des méninges, éreintés par la pratique de toutes sortes de courbettes et de platitudes, plus ils se resserrent au creux de cette bonne vieille modernité qui les unit. Moribonds moins au bord de l’abîme que dans les cocktails où s’étale la foireuse pensée autorisée, les voilà qui déballent toute une enfilade de redites où ils se targuent d’avoir dépassé le vieux Marcel ou détourné quelques faiseurs de génie du temps où la peinture était encore un art. Réfractaires au néant, aventuriers de l’âme perdue, retors au réel, prudents dans l’effort et la ferveur, ils préfèrent pimenter leurs discours de quelques énormités de bon aloi, cette chose inouïe dont tout le monde parle sans que l’on sache vraiment de quoi il s’agit, ces mièvreries dont ils raffolent : l’évolution de la société, le sexe, la dénonciation de la culture à la papa. Ces artistes-là sont reconnus comme la conscience du monde, la fine fleur de l’intelligence au service de la lucidité. Dans cet aréopage contemporain où l’art atteint des Everest de stupidité, la duperie, l’imposture, la transgression d’opérette et le détournement prennent des allures de terreur menaçante. Malheur au ringard qui ose porter l’estocade ! Honte à celui qui critique la critique ! Hors les spécialistes point de salut ! C’en est fini de lui, relégué à tout jamais dans l’insignifiance des embués du ciboulot, des rassis du rachis, des mous de la comprenette, des peine-à-réfléchir. L’idée même du beau fait tache ! Leur truc, ou plutôt leur tour de passe-passe, n’a qu’une fonction : vous méduser, vous tétaniser en vous démontrant que votre pitoyable regard n’est pas à la hauteur du monde marchand où l’objet manufacturé est d’un chic culte innovant, des fois que vous soyez cons au point de ne pas avoir retenu la leçon de génie du plombier R.Mutt. Vous faut-il un dessin pour qu’enfin vous entendiez cette chose élémentaire : un artiste peut se saisir de n’importe quoi pour produire, avec une sublime indifférence, une œuvre d’art. Vous êtes d’une autre époque, d’un temps où l’art générait une émotion, cet effluve de l’âme que vous n’avez jamais respiré. Mais attention, un nom c’est aussi fugace que la survie d’un élastique. Gare aux artistes confirmés qui un jour pourraient bien le reprendre dans la gueule. En attendant, vous sucerez les pissenlits par la racine. N’importe, vous serez soulagés de n’avoir ni roté leur modernité ni crevé d’ennui sur le tas d’âneries de leurs tristes ambitions.

Vous n'avez toujours pas compris ?
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 09:34

Et si vous repensiez votre façon de présenter votre travail ?

 Vendre et diffuser votre art ........un vrai métier

UN ART !!!

Ariane Lumen et l'ectoplasme (Dorvan Création Photographie)

Ariane Lumen et l'ectoplasme (Dorvan Création Photographie)

Art et Marketing sont trop peu souvent des termes que l'on associe. Sont-ils compatibles entre eux ? Peut-on concevoir qu'un artiste utilise des techniques marketing pour se promouvoir et se vendre ? A l'inverse, peut-on envisager d'utiliser l'art comme moyen de faire du marketing ? Et si finalement les deux pouvaient se rendre service mutuellement ...
 
Les artistes sont sans doute les meilleurs marketeurs du Monde ...
 
Les artistes possèdent une arme que nulle entreprise ne peut manier avec autant de facilité et d'aisance ; l'art de la provocation ... L'Histoire a retenu à jamais les frasques d'un Dali, d'un Warhol ou d'un Hirst dont le point d'orgue de leur arrogance et de leur esprit provocateur à tous, trouve son apogée dans l'expression désormais devenue célèbre de ce fameux Damien Hirst : "Ce qui compte, c'est que notre art soit grandiose, putain. Rien à foutre de ce qu'ils veulent. Ils achèteront ce que vous leur filerez. Point." Et que dire de l'attitude non moins célèbre de Picasso qui, au sommet de son art, ne se cachait plus d'être capable de vendre à prix d'or le moindre gribouillis réalisé en quelques secondes sur le coin d'une table ? Ne pensez-vous pas qu'il s'agit là d'une manière fort habile de passer le message que lorsque cela se produira (que Picasso mette en vente un "gribouillis de coin de table"), il faudra se précipiter pour l'acquérir ?
C'est aussi à notre très cher Damien Hirst que nous devons l'anecdote qui relate l'histoire de l'une de ses toiles qui aurait été retrouvée dans une poubelle d'une galerie d'art tout à fait par hasard par une femme de ménage. Cette dernière l'aurait ainsi sauvée d'une triste fin, le responsable de la galerie d'art en question s'empressant de remettre cette toile dans sa galerie à un rang beaucoup plus élevé que celui qui lui avait été réservé avant sa malencontreuse rétrogradation ... La rumeur raconte que cette histoire fut montée de toute pièce par le responsable de la galerie (à moins que ce ne soit par Damien Hirst lui-même ...) dans le but de susciter un buzz marketing certain ... Allez savoir ...
 
Les entreprises aiment l'art puisque leurs clients aiment l'art !
 
Prise dans l'autre sens, l'association du marketing à l'art a également fait ses preuves à maintes reprises. Les entreprises, pour l'instant les plus grosses, mais on voit aussi des PME jouer de cette corde, ont appris à associer l'image vertueuse de l'art à leur propre image. On peut d'ailleurs décliner ces associations sur 3 niveaux différents :
 
1.  Les vertus managériales de la réalisation d'une oeuvre d'art collective ne sont plus à prouver. On trouve de ci de là des artistes qui mettent leur talent au service de la cohésion d'équipes à l'occasion de séminaires  ou événements d'entreprises.
 
2. Une entreprise qui s'affiche comme mécène d'un artiste se construit (d'aucun dirait "s'achète" ...) une image de générosité, de désintérêt et d'utilité à la société à travers sa composante culturelle.
 
3. L'utilisation d'oeuvres d'art ou d'artistes comme supports de campagnes de communication autorise des paraboles qui n'auraient pas été possibles sans eux. Citroën et sa gamme Picasso est un exemple de ce "détournement", et plus récemment et de manière plus originale, on peut noter les techniques de Street Marketing qui manient l'art de la communication de rue (tags, collages, stickers, pochoirs, installation d'objets détournés ou non) au service de la promotion d'une marque. Renault, Weber, Mc Donald, KitKat ont récemment utilisé ces moyens de communication artisitiques.
 
Montrer que l'on aime l'art et que l'on n'hésite pas à l'utiliser pour communiquer est une arme marketing redoutable, mais pas si souvent que cela mise en oeuvre.
 
Il est bon de noter que le Collectif Artistique de Saint Georges de Montclard , association déclarée , s'implique de plus en plus dans l'exploration de nouveaux débouchés pour les artistes. 
 
Pour plus d'information n'hésitez pas à nous contacter
 
contact email : alume@orange.fr
 
 
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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 09:23
Tout travail mérite salaire, sauf le mien (artiste peintre)
compil
par Ariane Lumen
Vers 19 heures, ce dimanche 25 juin le téléphone sonne, et un monsieur au demeurant très aimable se présente comme président d'une association du Lot, Quercy Beaucoup. Après les formules de politesse ce monsieur m'explique que son association organise chaque mercredi à partir de 15 heures un marché d'artisanat, enfin de l'art, suivi d'un diner « de plein aire », autrement dit « des bouquets de saveurs à savourer sur place autour de grandes tables et avec des amis ». Des amis ? A ma connaissance je ne connais personne du côté de Gourdon, et encore moins dans l'admirable village de Payrac. « Ambiance Musicale », ajoute le président.
Je ne sais pas comment ce Monsieur le Président m'a trouvé, moi Ariane Lumen, petite artiste peintre de la Dordogne où je suis mondialement connue, au moins 7 km à la ronde. Après avoir transporté mes tableaux au fin fond du monde, Corée du Sud, Ile de la Réunion, préparant des choses pour Amsterdam en 2013, j'ai une chance unique, le mot est faible, de montrer ce que je sais faire dans le Lot, à Payrac. A Payrac où pour la première fois on organise ce type de manifestation et « où l'on attend la foule « ! D'après le président j'aurais ainsi une occasion unique de me faire connaître ! Mes oreilles se dressent devant autant de perspectives glorieuses et je le laisse parler.
Il m'explique avoir pensé à moi, Ariane Lumen, car il aime bien ce que je fais. « Vous faîtes aussi un peu de photos, je crois » souffle-t-il, « vous ne faîtes pas de copies » et ajoute qu'il ne souhaiterait pas que je vendrais des choses « Made in Taiwan » . D'ailleurs, il le précise les revendeurs sont exclus dans sa manifestation . De plus à part exposer, je ne dois rien faire d'autre et surtout pas vendre : la vente à emporter est interdite, c'est prévu au règlement.
On arrive à la douloureuse. En me demandant où j'habite on se rend compte que Payrac est à l'autre bout du monde, à savoir à 90 km à peu près, mais après l'ile de la Réunion je ne suis pas à cela près, n'est-ce pas ! « Mais, vous allez voir : cela en vaut largement le coup ». Pour participer il faut envoyer la somme de 15 €. Si je participe à toutes les manifestations, il faut envoyer 100 €, mais, comble du bonheur : je serai la seule et unique artiste peintre. Super super ! Moi Ariane Lumen l' orgueilleuse , le tout Payrac à moi toute seule. J'en avais rêvé !
« Par contre », enchaîne-t-il, » aucune indemnisation n'est prévue, c'est à vos frais, sur place vous aurez de quoi vous restaurer et bien plus encore « . L'offre jusqu'à là bien présentée prend alors une autre dimension. « Votre compagnon fait de la musique, il joue d'un instrument ? Alors vous pourriez lui en parler, car ce n'est pas plus mal qu'il animerait, bien sûr contre ( une petite ) rémunération, les soirées « . Là je tombe presque de ma chaise, comment sait-il, ce vénérable Monsieur le Président que mon compagnon est un pro de la musique , retiré, certes. Même contre paiement il n'a plus envie de se produire et encore moins dans ce genre de manifestation, bien plus adapté à Yvette Horner, qu'au pauvre pianiste qu'il est !
« Celui – là, je suis d'accord pour l'indemniser « , dit-il, « CAR TOUT TRAVAIL MERITE SALAIRE.........je paye bien mon plombier, mon électricien, bref ceux qui travaillent «
Monsieur Guy-Antoine VEILLET-LAVALLEE, honorable président de l'association Quercy Beaucoup, vient de me faire l'offre que je ne saurais refuser.
En fait il est en train de m'expliquer que les artistes peintres et les plasticiens ne travaillent pas, qu'ils devraient être contents de pouvoir exposer devant des assistances aux profils douteux, et que l' effort financier n'est qu'une goutte d'eau dans les torrents de billets qui vont couler pour moi, tellement que mon talent est immense, mais que j'avais du talent, cela je le savais déjà, moi Ariane Lumen la prétentieuse !
Bon, mes enfants sont à ce moment – là toujours dans le bain. Le président toujours aussi aimable me promet d'envoyer les documents nécessaires à mon indispensable participation, et moi je lui promets de lui répondre.
Les Documents
Les documents de participation arrivent par email. Une petite affiche indiquant les dates, que cela se tient dans le parc des Cèdres. Un règlement digne d'un centre d'éducation pour délinquants. Mais moi, j'essaye de vivre de mon art, et croyez – moi tout professionnelle que je suis je puis vous assurer qu'en période de crise vendre un tableau tient de l'exploit au même titre que l'équipe de France dans un match de football, quand elle gagne par hasard. Les footballeurs se font payer, même quand ils perdent. Je l'ai lu dans un journal. En fait on organise à Payrac un marché gourmand qui ne dit pas son nom. La vente à emporter est interdite selon le vénérable règlement, mais vous pouvez consommer sur place. Consommer des tableaux, surtout les miens à l'acrylique, c'est carrément indigeste. Une Fille de Bacchus n° 9 dans son assiette est vachement raide à digérer, ainsi qu'un Masburel's Children, en honneur de l'excellent Château Masburel (Haut Montravel – Bergerac) du vin que je ne peux conseiller que dans un verre !
PA280001
Les marchands, vendent, règlent leur droit de place, les consommateurs consomment, le musicien joue de la musique. Le pauvre peintre regarde tout cela, pense à ses pauvres enfants qui, comble de bonheur, vivent dans un environnement baigné de culture ! Rien qu'à l'idée je commence à avoir faim. Je pense à mon fabuleux contrat coréen, où tout est prévu, l'hôtel, la bouffe, l'expo, même la télévision y est prévue pour moi la toujours pauvre petite artiste peintre périgourdine. Les coréens paient même le billet d'avion, alors que pour aller à Payrac je n'ai même pas de quoi mettre de l'essence dans ma Clio rouge, qui elle n'en peut plus aussi !
P4210061
Cela remonte à peu........
que j'avais décidé de ne plus me produire dans les kermesses locales, les salles de fêtes et autres paroissiales, même plus pour faire plaisir (quel plaisir). Je laisse la place à mes collègues rarement copines déjà à la retraite qui d'après une carte postale reproduisent à l'huile ou aquarelle des bouquets de fleurs, le Château de Monbazillac (un must), les bords de la Dordogne et de paysages avec des vignobles. Je laisse la place aux copistes de dimanche, leurs pâles prestations avec leur chat préféré, que ces mêmes artistes arrivent à vendre pour 80 €, après une heure de bla bla digne d'un comptoir de bistrot .en attendant que leur souvent généreuse retraite tombe chaque 10 du mois.
aff monpazier
Je ne me ferai pas que des ami(es) avec mes propos, mais que l'on sache tous quelque chose de moi : je n'en ai rien à faire que l'on m'aime ou pas ! J'aime être bien comprise, dont acte. Celui qui veut un de mes tableaux : qu'il vienne me voir, où qu'il visite mes lieux d'exposition : actuellement le Château de Masburel, le Bistrot d'Urval, au mois d'août à Monpazier.
Mon activité est déclarée, je paye un peu de cotisations sociales, j'ai un mal fou de vivre de mon travail – c'est la crise, n'est – ce pas . Bon nombre de ses retraités bouffent le travail des artistes déclarés, prennent leur place. Les organisateurs nous prennent pour des moins que rien, car moi, je ne fait pas un travail.
Je fait ici un appel aux artistes professionnels, nous devons absolument nous fédérer et lutter contrer ces pratiques abusives et des organisateurs qui se fichent du monde. Signaler les abus, dénoncer ces pratiques abusives. Aussi je vous conseille un lien internet www.droitdexposition.blogspot.fr et j'attends vos commentaires. Je suis sûre que mon histoire arrive à d'autres.
P9020025 aff blanc
contact alume@orange.fr
Monsieur Guy-Antoine VEILLET-LAVALLEE épouvra le besoin de me répondre. C'est ce qu'il faisait par email le mardi 26 juin prouvant en même temps que je ne manque n'y de courage et d'honnêteté ! Ci-dessous le texte reproduit dans son intégralité, et enfin àa la suite de cela la réponse (la mienne) de la bergère au berger.
De: <gavl@free.fr>
À: "Ariane Lumen" <alume@orange.fr>
Objet: Re: Mercredi de Payrac
Date: mardi 26 juin 2012 11:33
Bonjour Madame,
J'ai bien lu votre long réquisitoire par lequel vous dénoncez ma démarche et me
faites passer pour un bien triste sire.
Je pense que vous n'avez rien compris à la "proposition" (si je reprend votre
terme) que je vous ai faite.
J'ai découvert votre nom par internet et ai pris connaissance de la rubrique
vous concernant (dont vous devez être l'auteure??)... et par là même découvert
que votre compagnon était musicien.
Je ne connais pas et n'ai jamais prétendu connaître votre peinture.
C'est du reste pour cela qu'il convenait que vous sachiez en quoi consistent
les "Mercredi de Payrac" afin que vous puissiez juger si cette manifestation
peut avoir un intérêt pour vous autrement dit vous correspond. Mais apparemment,
vous ne m'avez pas écouté.
Il est évident que tous les exposants peuvent vendre (sinon à quoi servirait il
d'exposer...).
J'ai lu d'autre part vos commentaires sur ces "artistes" que vous semblez
particulièrement mépriser de même que le public qui fréquente les "kermesses
locales". Alors je vous recommande d'apprendre la tolérance et, si vous le
pouvez, l'hummilité. Devrais-je vous rappeler que l'art est fait pour tous.
Certains publics n'ont pas eu la chance d'y être initiés.
C'était peut être là l'opportunité pour un pianiste de permettre à certains de
découvrir d'autres musiques. Les sonorités d'un piano dans le soir qui tombe
peuvent émouvoir des personnes dont la condition modeste ne saurait les priver
de sensibilité.
Mais votre égo vous permet il de comprendre tout cela?
Oui, je préside une association à vocation culturelle et je monte nos "Mercredi
de Payrac" pour constituer le trésor de guerre qui permettra de financer les
cachts d'artistes auxquels nous faisons appel tout au long de l'année. C'est
beaucoup plus difficile que de demander des subventions... dont la source n'est
autre que la poche du contribuable.
Vous voulez être subventionnée? Ben voyons!
D'autre part, comment votre fabuleux contrat avec les Coréens ne vous permet il
pas de changer votre Clio apparemment à bout de souffle?
Comment se fait il que exposiez dans un bistrot alors que quelques lignes plus
haut vous n'en faites pas vraiment l'éloge?
Aurez vous le courage et surtout l'honnêteté de portez ma réponse à la
connaissance de vs lecteurs?
Veuillez, Madame, agréer l'expression de mes salutations distinguées.
Guy-Antoine VEILLET-LAVALLEE
Selon Ariane Lumen <alume@orange.fr>:
> Bonjour Monsieur,
>
> sur le lien suivant ma réponse !
> http://0z.fr/eXHcA
>
> slts sincères
>
> Ariane Lumen
>
> ----- Original Message -----
> From: <gavl@free.fr>
> To: <alume@orange.fr>
> Sent: Monday, June 25, 2012 12:20 AM
> Subject: Mercredi de Payrac
>
>
> >
> >
> > Madame,
> >
> > Pour faire suite à notre entretien téléphonique de ce jour, je vous prie
> > de
> > trouver, ci-attachés, les documents d'information concernant les mercredi
> > de
> > Payrac.
> > Le public important attendu devrait, en principe, donner des occasions de
> > débouchés aux artistes ou artisans créateurs qui seront présents.
> > En outre, une participation de votre mari pour animer une voire plusieurs
> > soirées au cours de l'été retient mon attention.
> > Merci de me faire part de vos impressions à votre meilleure convenance.
> >
> > Croyez, Madame, à l'assurance de mon très cordial souvenir.
> >
> > Guy-Antoine VEILLET-LAVALLEE
> >
>
La Bergère répond au Berger.........

Le président de l'association Quercy Beaucoup éprouva le besoin de me répondre et déplore que je le fasse passer « pour un bien triste sire ». Mais il met ainsi à l'épreuve mon courage et SURTOUT l'honnêteté dont il semble douter de porter sa réponse à la connaissance de mes lecteurs ! Je manque ni de courage et encore moins d'honnêteté. La réponse est publiée et tout cela sans censure et avec les fautes d'orthographes qui, je le pense relèvent plus de l'étourderie que de l'incompétence.

Penchons – nous alors sur l'article premier de la dite manifestation des « Mercredis de Payrac » :



ARTICLE 1 – Nature des participants.

Les participants sont :

- des restaurateurs ou traiteurs ambulants, dont le nombre est limité à douze maximum, qui proposent au public des plats cuisinés à consommer sur place.

- des artistes créateurs ou artisans d’art qui souhaitent faire connaître leurs créations et bénéficier de la présence du public.

La manifestation n’est en aucun cas un marché traditionnel pour produits alimentaires à emporter ou pour articles proposés par des revendeurs qui ne sont pas admis.

 

Tous les exposants peuvent vendre (sinon à quoi servirait-il d'exposer......) Voilà ce que sa majesté n'a pas dit au téléphone, et voilà ce qui est bien dit dans l'article premier !!! L'artiste bénéficie de la présence du public et pour la somme modique de 15 € il a le droit de voir bouffer ce public pendant que des restaurateurs ou traiteurs ambulants proposent au public des plats cuisinés à consommer sur place. Intéressant, pour être bien au fait de ce type de manifestation – dans le Périgord on en regorge – je sais absolument que ces commerçants gagnent beaucoup d'argent. Ils sont à leur juste place dans ce type de manifestation. Le Parc des Cèdres de Payrac ne reçoit en fait qu'un vulgaire marché nocturne qui ne dit pas son nom , comme il y en a partout. Ici quand on transpire on sent la graisse de canard gras, le cassoulet vous fera péter toute la nuit et une fois la fête finie les voitures roulent rien qu'à l'odeur d'alcool des conducteurs qui échappe par les fenêtres ouvertes des voitures zigzaguant sur des routes tortueuses où les contrôles des gendarmes sont aussi rares que la vente – illégale selon le règlement « digne d'un centre d'éducation pour délinquants » - d'un de mes fabuleux tableaux.



aff urvalJe ne méprise pas le public qui fréquente les kermesse locales : j'ai dit que moi, Ariane Lumen à l'égo sur dimensionné, n'y mets pas les pieds avec mes tableaux. Monsieur sa majesté ne sait pas bien lire et ne comprend pas tout ! Comparer le bla bla d'un bistro, avec le très sympathique Bistrot d'Urval – car c'est de cela qu'il parle – est évidement hors sujet.



Mais le pianiste rate ainsi l'opportunité de permettre à « certains de découvrir d'autres musiques. Les sonorités qui d'un piano dans le soir qui tombe peuvent émouvoir des personnes dont la condition modeste ne saurait les priver de sensibilité. « J'en aurais des larmes aux yeux!!! tellement que c'est beau. Un truc pour éviter la SACEM ? Mais bien sûr : Beethoven et Mozart n'encaissent plus depuis longtemps leurs droits d'auteurs. D'ailleurs, mais Monsieur Guy Antoine VEILLET-LAVALLEE ne le sait pas ou n'en a rien à faire : déjà à leur époque ces artistes étaient très mal payés par les sires et autres bourgeois. Une tradition que le sire lotois aimerait bien voir perdurer encore un peu.



Monsieur mon respectable sire préside une association à vocation culturelle dont la première vocation des d'organiser des soirées gourmandes lucratives où les produits du terroir sont à l'honneur (pourquoi pas !) mais pas les artistes qui accessoirement assurent l'animation. Et heureusement que ce type d'association n'est pas subventionnée. D'ailleurs c'est bien le seul point avec lequel je suis d'accord avec Monsieur le Président. C'est tellement laborieux de remplir la demande de subvention et le plus grand problème pour Monsieur le Président est qu'une fois la subvention accordée, il devra aussi rendre compte ! Vraiment je ne sens pas le coup ici, pas net tout cela ! Et enfin Monsieur le Président : le pianiste en question qui n'a pas envie de se produire devant un si modeste public est en même temps aussi président d'une association à vocation culturelle dont le but est d'aider et d'assister les artistes plasticiens etc etc. , et l'association fonctionne sans subventions !Toutes ces informations sont retransmises à l'association pour éviter que des artistes professionnels tombent dans ce genre de piège. Votre manifestation est le meilleur exemple que ce qu'un artiste doit éviter.



Je crois vous avoir répondu avec courage et honnêteté, Monsieur Guy Antoine VEILLET-LAVALLEE , vous qui pensiez me mettre au défi ! C'est une plaisanterie, non ?



Ariane Lumen, artiste peintre.



 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 09:06
Fukushima
Ariane Lumen , artiste peintre à Saint Georges de Montclar en Périgord
logo fukushima-over-blog
Les déboires de la centrale nucléaire à Fukushima au Japon m'ont profondément choquées.Quelle idée leur est passée dans la tête quand on a décidé de construire une centrale en plein sur une faille des plus redoutables sur la terre ! Au bord de l'océan Pacifique, en plus. Mais de qui se moque-t-on ? Contre les forces de la nature nous ne pouvons strictement rien, mais pas tout le monde comprend cela.......l'être humain se croit supérieur à tout.
Et voilà le résultat, paysage dévasté, irradié à presque jamais, populations déplacées. Cela arrivera, je crains, encore, car même quand "les intelligents" disent qu'on tire de ces catastrophes une leçon, ils oublient de dire qu'ils n'ont pas compris la leçon! On nous prend pour des idiots.
Le tableau ci dessous exprime ma colère. Le tourbillon, le terriblement grondement de la terre, le bleu de l'océan irradié, le rouge de la chaleur dévastatrice et ruineuse détruisant tout, et pendant une éternité encore..........
Il y a bien longtemps, les êtres humains ont perdu leur vrai sens du temps, et de ce fait, leurs sens se sont amoindris et ils ont perdu les puissances créatrices dans d’autres dimensions qui seraient inimaginables aujourd’hui, comme la télépathie et des pouvoirs avancés de la pensée.

いつの時代も毒を持った悪い奴らがいて、その能力を独占するために偽物の時間を 作り出し、物質に頼る文明を発達させる為に破壊という科学を生み出して、戸惑う人々に対して、自分たちの身勝手な屁理屈を定義づけるために宗教を操り、そ の裏でエネルギーを牛耳って、経済というお金のシステムを構築してきた代わりに、偉大な能力を失ってしまった。 何千年もかけて、遺伝子的に記憶障害が起 こり、何度も何度も生まれ変わって、完全にその能力を忘れてしまった俺たちは、記憶喪失なのだ!!

Ever since then, evil people have created a false sense of time to keep those abilities smothered. Using the science of destruction, they built civilizations dependent on material things and created religion to force their self-serving rules on a bewildered populace, while behind the scenes, they monopolized energy and built money-based economies, snuffing out our powerful natural abilities. Over thousands of years, genetic memory loss set in : after numerous reincarnations, here we are, having completely forgotten those abilities. We all have collective amnesia !
nucleaire---non-merci---jpgL'illustration musicale de cette page est assurée par mon amie Cloé du Trèfle avec "Hors du temps"
voir plus sur Cloé du Trèfle sur le lien suivant: http://0z.fr/vSe7T
fukushima
Fukushima, tableau par Ariane Lumen, acryl sur toile 60 x 50, juin 2011
Films
 
- « Welcome to Fukushima »
un nouveau film de Alain de Halleux
 
welcome
Le film sera bientôt diffusé sur la RTBF.
 
 
- « Catastrophes nucléaires : Histoires secrètes », film de Camille Lepomellec (2012)
Special investigation (Canal Plus), présenté par Stéphane Haumant
 
« Après Tchernobyl en 1986 et Three Mile Island, aux Etats-Unis, en 1979, Fukushima est la troisième centrale nucléaire qui échappe au contrôle de ses concepteurs. Entre mensonges, panique et désinformation, retour sur la véritable histoire de ces catastrophes majeures. Camille Le Pomellec a recueilli les témoignages, inédits pour certains, de ceux qui ont vécu ces drames de l'intérieur : ouvriers, industriels, responsables politiques et riverains. Au-delà de ces crises, c'est toute la question du nucléaire qui est aujourd'hui en jeu, ses risques, comme son coût et son avenir. Un an après Fukushima, «Spécial investigation» avait enquêté au Japon, aux Etats-Unis, en Russie, en Allemagne et en France sur la face cachée de l'atome ».
Les animations sur les piscines des réacteurs ne sont pas justes (il n’y a qu’une seule piscine qui contient du combustible), mais sinon il s’agit là d’un bon résumé de ce qui s’est passé.
Voir plus sur Ariane Lumen: www.arianelumenart.odexpo.com
contact alume@orange.fr
nucl 7
 
 def prague corr 1
Ariane Lumen a Powerful World of Colors

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 06:32
fraise
Qu'est-ce que l'Art ?
 
La Bouteille et la Voleuse de Fraises
 
 
Qu'est ce que l'art ?
 
 
 
 
 
" Prostitution.." répondait Baudelaire, mon semblable, mon frère...

C'est quoi c' bordel ? les statues de l'artiste ?
- l'exposé des faits n'est pas très lumen-eux !

Quel est l'enjeu en trois lignes ?

Difficile de prendre partie dans une bagarre où tout se mélange :
marchands, syndicats, cgt, élections, mondialisation ...

Les œuvres culturelles ne sont pas des marchandises comme les autres,
leur valeur d'usage est très subjective et elles n'ont pas de valeur d'échange...
sinon la sueur de l'artiste ! Et sa vie parfois !
Mais les marchands d'art sont des marchands comme les autres.
Pire même !

Il faut d'abord que les artistes s'associent - comme tu le fais -
dans des ateliers, expos, circuits, site, réseaux...

je fais suivre à tous les artisses que je connais...
et dont je sais qu'ils rament ... dans le grand Sud-Est !

Essayez de ramer ensemble !
- dans la même direction...
Unite-2
 
 

le 1er Mai par exemple :
http://www.perepeinard.fr/article-la-fete-du-vrai-travail-103976319.html
Si vous êtes de VRAIS TRAVAILLEURS :
http://www.perepeinard.fr/article-etes-vous-un-vrai-travailleur-104015414.html

Cordialement
Christian de Sète
Poète et paysan
 
 La Bouteille de Pamplemousse, la Voleuse de Fraises
 
 
Mon grand ami Francis, redoutable technicien de la télé communication, venant au secours immédiatement quand votre télé ne marche plus, votre antenne montrant des caprices se rendit ce matin dans l'épicerie pour y acheter quelques bouteilles d'eau. Il ne pouvait succomber à la tentation d'acquérir en même temps une bouteille supposée délicieuse de jus de pamplemousse, emballage carton.
 
Il en buvait un peu, et encore un peu. Il constatait quelques inconvénients et épouvrait le besoin urgent de s'arrêter chez moi. Non ma télé n'était pas en panne, mais avant de presque mourir il me fit part du bon fonctionnement de mes sanitaires.  On a alors vu l'objet du délit........la bouteille périmée.
 
Bouteille périmée de 3 mois et demi........du même endroit ou ma petite fille se fît traiter de voleuse (voir plus sur le lien suivant  Ariane Lumen, La Petite Voleuse, La Fraise et l'Epicière ), où la vente d'alcool aux mineurs est interdite, selon le panneau réglementaire si clairement affichée.  Le même endroit n'hésitant pas à vendre des marchandises périmées.............complètement interdit!!!!! Où sont les 60 000 000 de consommateurs???
 
Je le reconnais ! Je suis impossible à vivre.................
 
P4250013
 
 La bouteille tueuse
 
 
 
P9020025 aff blanc
 
 
Chateau Masburel - Coordonnées
 
 contact alume@orange.fr
 
 
illustration musicale de cette page par Cloé du Trèfle, Bruxelles  
 
  peri sat 2
 
   
La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédée que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou des ses ayants droits cause est illicite et constitue une contrefaçon sactionnée par les article 425 et suivants du Code Pénal.
 
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 08:34

 


autresbresils.net_logo 

Qu’est-ce qui se passe au Brésil ?
Erika Campelo | autresbresils.net | mardi 25 juin 2013

« Le géant s’est réveillé », crient nombre de manifestants dans les rues brésiliennes. Mais que symbolise ce réveil ? Il faudra encore un peu de temps et de recul pour analyser les deux folles semaines qui viennent de s’écouler. Des dizaines de milliers des personnes sont sorties dans les rues pour protester contre la hausse des tarifs des transports. Cette revendication a marqué le début d’une contestation qui n’a cessé de prendre de l’ampleur.

 

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  Le Brésil vu par la photographe Nadia Jung (Sao Paolo)

 

Les manifestants sont en partie issus des « nouvelles » classes moyennes. Celles-ci sont en fait principalement constituées des anciennes classes populaires et pauvres qui, grâce à l’augmentation de leur niveau de vie depuis la présidence Lula, ont désormais accès aux crédits et à la consommation de masse. Résidant souvent loin des centre-villes, voire dans des quartiers sans infrastructures, ces populations sont directement touchées par l’augmentation du prix des transports et par le manque de véritable politique de mobilité urbaine. Malgré l’augmentation du pouvoir d’achat depuis 2003, les Brésiliens sont confrontés à une augmentation du coût de la vie (entre 5% et 8% d’inflation par an). Reste à savoir quel rôle joueront ces "nouvelles" classes moyennes dans la transformation de la société brésilienne, quelles seront les formes de leur politisation et quels intérêts – individuels ou collectifs – elles défendront.

 

Brutale répression

Fatigués de la vie chère, la population se mobilise aussi pour protester contre les milliards de reais (monnaie brésilienne) d’argent public dépensés pour l’organisation de la Coupe du Monde de Football en 2014. C’est dans ce contexte qu’un mouvement de masse exprime un mécontentement général envers les pouvoirs publics (municipalités, Etat et Etat fédéral) et contre la corruption.

 

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 Poster par Ariane Lumen

 

Les protestations brésiliennes sont marquées par plusieurs aspects. D’abord la violence employée par les forces d’ordre pour réprimer les manifestations. Dans les différentes villes du pays, les images de manifestants blessés se sont multipliés. Le nombre d’interpellation et d’incarcération a été très élevés. En cause : la police et son organisation héritée de la dictature militaire. Chacun des 27 Etats fédérés gèrent sa « police militaire », qui s’occupe notamment du maintien de l’ordre. Les pouvoirs politiques, en particulier les gouverneurs des Etats et les maires des mégapoles, ont toujours des difficultés à dialoguer avec les mouvements populaires. Surtout quand ils occupent les rues pour contester une décision politique.

 

Forte implication de la jeunesse

Autre caractéristique : l’importante participation des jeunes. A São Paulo, ceux-ci constitueraient les deux tiers des manifestants, selon les estimations locales. Une jeunesse qui, de fait, n’a pas participé aux dernières grandes manifestations que le pays a connu au début des années 90. A l’époque, leurs aînés, la jeunesse « cara pintada », a contribué à faire tomber le président de la République Fernando Collor impliqué dans plusieurs scandales de corruption.

Cette jeunesse des années 90 était-elle plus politisées que celle qui est aujourd’hui dans les rues ? Nul ne peut l’affirmer. Cependant, les deux époques sont marquées par des politiques néolibérales qui créent, comme ailleurs dans le monde, une polarisation entre les intérêts publics et privés. En 1992, le pays subissait les premières vagues de privatisations. Au nom des « plans d’ajustement structurel » et de la réduction des dettes, le néolibéralisme frappait l’Amérique latine de plein fouet. Vingt-un ans après, ce néolibéralisme est toujours présent sous une forme moins brutale mais toujours perverse. Le Brésil est devenue une puissance régional et aspire à devenir une puissance mondiale. Mais les inégalités, même moins visibles, restent toujours très présentes.

 

 

304229 527936150560567 1780932031 n n jungLe Brésil vu par la photographe Nadia Jung (Sao-Paolo) 

 

 

Tentative de récupération

Depuis quelques jours, le manifestations ont pris une autre tournure. Les citoyens brésiliens sont unanimes : la corruption gangrène le pays. Mais ce à quoi nous assistons désormais, dans les rues brésiliennes, c’est la lutte entre deux visions de monde, et deux modèles de société. D’un côté : les forces de la droite la plus conservatrice essayent de récupérer et de détourner les manifestations en tentant de les présenter comme un soulèvement populaire contre le gouvernement fédéral. Leur objectif : affaiblir le gouvernement de la présidente Dilma Roussef, pour probablement l’obliger, elle et son parti (le PT) à multiplier les concessions, déjà nombreuses. Ces forces conservatrices peuvent compter avec le soutien de la presse traditionnelle.

De l’autre : les organisations sociales (partis politiques de gauche, mouvements et syndicats), qui tentent, elles, de mettre la pression sur le gouvernement pour accélérer les politiques sociales. Elles ont été dépassées par l’ampleur des manifestations. En plus d’être la cible privilégiée des brutalités des forces de l’ordre, elles se sont également heurtés à des groupes violents, plutôt bien organisés, appartenant à des partis de la droite conservatrice ou évangéliste. Depuis le 20 juin, ces organisations sociales ont décidé de se retrouver et de débattre au sein de forums. Et sont donc moins présentes dans les manifestations de rue.

 

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 Ariane Lumen : on peut dire les mêmes choses avec des fleurs

 Par Dorvan Création Photographie

 

Réformes agraire, médiatique, démocratique

Le mouvement a déjà remporté plusieurs victoires, comme l’annulation de l’augmentation des tarifs de transports et des engagements du gouvernement fédéral d’investir d’avantage dans l’éducation et la santé. Mais pour la suite, les enjeux sont de taille. Le pays a besoin d’une reforme de sa représentation politique, d’une réforme agraire (moins de 1% des grands propriétaires possèdent à eux seuls 32% des terres, les trois quarts des petits paysans disposent de 12 % de terres), d’une politique de mobilité urbaine, d’une démocratisation des médias, eux-aussi hyper-concentrés...

Pour avancer, les organisations sociales ont besoin de « canaliser » le mécontentement général vers des politiques publiques plus sociales, face au risque d’individualisation des revendications ou de corporatisme catégoriel. Si ce mouvement demeure complexe et inédit, il ouvre de nouvelles perspectives, de nouveaux changements dont le Brésil a besoin. Mais cela doit être réalisé avec la participation politique de la jeunesse, assez oubliée depuis les deux dernières décennies, tout en évitant une dérive réactionnaire.

Erika Campelo est membre du conseil d’administration de l’association Autres Brésils et chargée de projet à Ritimo.

 

 

  contact : cliquez ici

 

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 14:06

 

 

 

 

 

Délire Périgourdin

Ariane Lumen, artiste peintre à Saint Georges de Montclar

 

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      Fille de Bacchus n° 6 par Ariane Lumen

 C'est sous le ciel vert, et le soleil bleu qu'une clique de bandas joue sur des casseroles et une grosse barrique de vin. Et le cortège passe là – haut sur les collines à travers les bois . Il s'en va pour de bon dans les montagnes noires. Et moi, je continue à rire et à parler, car derrières les montagnes se trouve le pays du Périgord !

 

Et moi, je marche en tête avec mon cochon dans les bras, deux lapins me suivent. Ils ont un entonnoir sur la tronche. Un peu plus loin il y a une poule de luxe. Elle pond un œuf en verre. Et quand on remue tout cela il neige sur le château de Monbazillac.

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Fille de Bacchus n° 14, Ariane Lumen

 

A la voisine je tends ma main cuivrée. Et voilà qu'arrivent deux africains avec des luges. Les bandas jouent de la musique à la gloire du dé à coudre qui se mariera demain avec son aiguille ! Ils s'aiment ces deux – là !

 

J'ai échappé au roi d'Espagne qui m'avait surpris dans son lit, et aussi en train de manger dans son armoire à provisions. Et c'est avec de la gnôle que j'ai brûle son château et toutes les églises. Puis j'ai joué les castagnettes . Mais c'était du feu froid, et tout le monde s'en foutait. Tant pis, on n'en a même pas parlé dans le journal.

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Blues player, Ariane Lumen

 

J'en ai souffert, et désormais l'horizon brille de ses mille feux quand les morts sont ivres, et quand disparaît enfin Pierrot de la Lune. Alors, je jouerai de la trompette et je tuerai le gros dragon. Je boufferai un gâteau aux noix et des truffes, avant de me faire téter par les puces .

 

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 Ariane Lumen par Stéphanie Javerzac (Photographe)

 


Le chien qui nous accompagnait avait tellement de vers que ses crottes bougeaient toutes seules. Il a fallut régler le problème car même les copains repartaient à l'envers - sur la défensive, notes bien ! C'est un peu comme nos salades qui s'évadent dès qu'on approche. Il faut plonger pour les attraper et les vers de terre ne sont pas d'accord. Là on négocie au mieux. J'ai même vu le lit glisser tellement il y avait de moutons en dessous. Je me demande où il sera demain puisque l'aspirateur ne passera pas. Bref pour éviter un plan sans suurprises il fallait le dire ! Merci!!!!!


Pliée de rire là ?

 

C'est sous le ciel doré et le soleil argenté que cela se passe. La clique de bandas joue toujours les casseroles et la grosse barrique de vin. Et le cortège passe là – haut sur les collines à travers les bois . Il s'en va pour de bon dans les montagnes noires. Et moi, je continue à rire et à parler, car derrière les montagnes se trouve le pays du Périgord !

 

 Au fil d'Ariane 225 b

      Ariane Lumen par Stépahie Javerzac

 


 Super ! Disait le camarade spectateur et poète paysan de Sète !

 

Au moins je n'ai pas tout à fait perdu mon temps
et au passage, des aphorismes à deux balles :

 

- l'eau de Marseille est tout à fait potable mais un brin chargée en anis !
- sûr, la mère de notre chiot c'est trouvé un béguin pour un mammouth laineux
- je me suis installé pour surveiller le feu, c'est lui qui m'a gardé
- notre chien de garde est tellement vif qu'il disparaît à la première arrivée !
- le chiot lève la patte, pisse longuement, culbute et tombe en poussière. Diantre, il a pissé trop longtemps
- si je laisse tomber l'accordeur de guitare sur la table, il me donne un sol 
- le gamin s'est fait chauffer une telle assiettée qu'il n'a jamais plus connu de sous-ventrière pétée !
Sourire là ?


 

 


 

contact alume@orange.fr 

 

 

 


 

 

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 13:57

Créons un Ministère des Idées !

Islande : Voyage au coeur du miracle culturel

Le Festival de musique avancée et de nouvelles technologies &quot;Sónar 2013&quot;, au Harpa de Reykjavik, en février 2013

Le Festival de musique avancée et de nouvelles technologies "Sónar 2013", au Harpa de Reykjavik, en février 2013

Karólína Thorarensen

 

A l’austérité, l’Islande a préféré une politique de New Deal artistique qui a fait de la culture le deuxième moteur de la croissance du pays, rapportant près d' 1 milliard d’euros par an. Le pays démontre ainsi qu’il y a une vie en dehors des banques.

(Daniel Verdù)

 

Si l’effondrement financier de l’Islande en 2008 a souvent été interprété comme une prémonition de la crise européenne, peut-être est-il temps de s’inspirer des solutions que le pays a mis en oeuvre pour s'en sortir.

A la différence du sud de l’Europe, où les restrictions budgétaires et les hausses d’impôts ont laissé la culture exsangue, ce pays de 320 000 habitants de la taille du Portugal a investi depuis 2008 dans le secteur de l’industrie culturelle. Les retombées économiques de cet investissement (1 milliard d’euros par an) sont deux fois plus importantes que celles de l’agriculture, et le secteur créatif talonne de près la première industrie du pays – et première source d’exportation – la pêche.

Et tout cela grâce, en partie, à une petite bonne femme de 37 ans, la ministre de la Culture, Katrín Jakobsdóttir, qui pendant quatre ans au gouvernement a choisi de mettre les artistes en avant et d’en faire les acteurs de la reprise économique du pays.

Aujourd’hui le taux de chômage est de 5,7% et le pays affiche une croissance de 3%. Certes le pays a dévalué sa monnaie et laissé couler les banques en refusant de payer sa dette extérieure. Mais une bonne partie de la reprise est tout de même à mettre au crédit de cette sorte de New Deal artistique. Pourtant, le 27 avril prochain, lors des premières élections organisées depuis que le pays a réussi à surmonter la crise, cette approche inédite pourrait prendre fin.

Les Islandais ont apparemment la mémoire courte et le parti conservateur, qui était aux commandes quand le pays s’est effondré (la Bourse avait chuté de 90% et le PIB de 7 points) est aujourd’hui grand favori des sondages. La coalition formée par le Parti Vert et les sociaux-démocrates, à laquelle appartient le Premier Ministre Jóhanna Sigurðardóttir (la première femme à occuper ce poste) est en difficulté. La ministre de la Culture, sans doute l’élément la plus charismatique du gouvernement, ne l'ignore pas. Dans son bureau qui donne sur le port de Rejkavik, elle revient sur son mandat qu’elle associe symboliquement à la construction de la spectaculaire salle de concert HARPA. Le chantier avait été interrompu par la crise et en le relançant, elle a voulu en faire la métaphore de la volonté du gouvernement de créer des richesses en développant les arts.

Tourisme musical

"Nous considérons la culture comme la base du secteur créatif, qui constitue une part de plus en plus importante de notre économie. Quand j’ai été nommée ministre, la culture était pour moi une question de survie. Et c’est ce que j’essaie faire comprendre aux gens : la culture est un facteur économique très important. Et elle rapporte autant que l’industrie de l’aluminium", explique-t-elle.

P9140236 1

Le gouvernement a procédé à des ajustements budgétaires. Il a dégraissé les ministères et réduit les coûts fixes. Mais cela ne l’a pas empêché d’augmenter le financement de projets culturels indépendants. Cette collaboration très souple entre public et privé n’a cependant jamais donné lieu à un désengagement de l’Etat en matière de culture et d’éducation.

La musique d’abord. 80% des jeunes (surtout dans les villages) jouent d’un instrument et apprennent le solfège. Et cela se traduit par des dizaines de groupes avec un rayonnement international. Si la plupart des touristes sont attirés par la beauté de l’île, 70% des jeunes selon un sondage récent font le voyage pour écouter de la musique. C’était déjà le cas en 2006 avec la création d’un organisme en charge de la promotion de la musique islandaise à l’étranger sous la houlette de Sigtryggur Baldursson, ancien batteur des Sugarcubes, le groupe des débuts de Björk qui a contribué à forger la réputation musicale de l’île. D’après cet organisme, 43 groupes islandais ont joué l’année dernière à l’étranger.

En parallèle, le secteur des logiciels et des jeux vidéos connaît une croissance exponentielle. "C’est un dérivé de la culture et il donne beaucoup de travail aux gens du secteur, notamment aux illustrateurs", explique la ministre. Quant au septième art, depuis qu’une nouvelle loi rembourse les coûts de production des films tournés en Islande, les cinéastes affluent : Ridley Scott a ainsi tourné son Prometheus et Darren Aronofsky, son Noé.

Ministère des Idées

Mais quand l’argent et le champagne coulaient encore à flot, de nombreuses personnes voyaient déjà dans la culture la seule planche de salut pour l’Islande. L’écrivain et poète Andri Magnason dénonçait en 2006 dans son ouvrage Dreamland un modèle économique basé sur l’argent facile et la spéculation. "Pendant les années de prospérité, le gouvernement a concentré ses efforts sur le développement des banques, de l’aluminium et de l’énergie hydraulique qui détruisent l’environnement. Certains d’entre nous souhaitaient une économie de la créativité et non de l’argent facile", écrivait-il alors. D’où cette alliance étrange entre les protecteurs de la nature et les "fondus de nouvelles technologies", rappelle Andri Magnason.

Björk et d’autres personnalités de l’île se sont intéressées au mouvement. "Et quand la crise est arrivée, il y avait déjà un mouvement enraciné où étaient impliqués de nombreux jeunes", rappelle l'écrivain. Des groupes de travail se sont rassemblés au sein d'un "Ministère des Idées" qui siège dans une ancienne usine des environs de Reykjavik.

Mais Andri Magnason reconnaît également l’importance du rôle joué par le gouvernement. "Les théâtres ont prospéré, la vie littéraire a retrouvé un nouveau souffle (60 écrivains sont soutenus par le gouvernement chaque année), la production cinématographique a connu une embellie tout comme la scène musicale. Ce soutien porte ses fruits dans l’économie. Les arts ne se développent pas parallèlement à l’économie, ils sont essentiels à la bonne santé économique du pays", démontre-t-il. Alors pourquoi les gens veulent-ils voter de nouveau pour le parti conservateur ? "Sans doute regrettent-ils leur Range Rover", lance le musicien Olafur Arnalds dans un café de Reykjavík.

Ce modèle est-il pour autant exportable dans des pays comme l’Espagne ou l’Italie, où les habitants, comme les problèmes économiques, sont 150 fois plus nombreux ? Andri Magnason en est convaincu. "C’est valable dans la majorité des situations. Le problème de l’Europe et surtout de l’Italie et de l’Espagne, c’est toute cette jeunesse désœuvrée sans projet et dont le gouvernement et l’industrie se désintéressent. C’est un véritable gâchis de talents !" Peut-être faut-il attendre de toucher le fond ?

 

 

contact : collectif-artistique.sgdm@orange.fr

 

  Des membres de notre association exposent en ce moment :

 

Ariane Lumen au Château Masburel et bientôt à Vergt

 

et  Thierry Sellem voir les expositions en cliquant ici

 

Nos photographes cherchent des modèles ! s'adresser collectif-artistique.sgdm@orange.fr

 

 Poster al projet 1-1

 

      crédit photos Ariane Lumen / Dorvan CP

 

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 16:34
         Bergerac a besoin de la Banque Publique d'Investissement
 
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A l’occasion du débat sur les orientations budgétaires 2013, au sein du Conseil municipal de Bergerac, je me suis efforcé d’établir un lien entre la situation économique locale et le besoin de la banque publique d’investissement. En guise de clin d’œil à mes amis du groupe des élus communistes qui témoignaient de leurs inquiétudes quant à la politique du gouvernement, je ne pouvais m’empêcher de constater que le changement était bien maintenant pour les élus socialistes et apparentés du Conseil. En effet, pour la première fois depuis notre arrivée aux responsabilités, nous étions de facto solidaires de la politique du gouvernement. Mais être solidaire implique également d’être très exigeant. Il nous semblait donc utile de défendre le besoin de la création de la banque publique d’investissement  au nom du groupe des élus socialistes et apparentés pour faire à la fois preuve de pédagogie à l’égard de l’un des engagements du Président de la République et en souligner la nécessité pour une collectivité locale comme la notre.
 
Après la disparition de DEXIA. Parce que le débat sur les orientations budgétaires est l’occasion d’avoir un échange politique au sein de la représentation communale, revenons sur la genèse de la proposition de création d’une Banque Publique d’Investissement. Souvenons-nous des réactions de l’UMP lorsque François Hollande avait formulé cette proposition. A les écouter, nous venions de réinventer l’eau chaude. Selon eux, après la défection de DEXIA, la banque publique existait déjà via la Banque Postale. Force est de constater que, six mois plus tard, notre ville se retrouve bien seule face à la mondialisation financière. Preuve en est que la banque publique d’investissement reste encore à créer. Je m’explique.
 
Bergerac face à la mondialisation financière. Plusieurs perspectives bancaires nous annoncent pour 2013 une baisse de 3 à 5 milliards d’euros du montant de crédits à accorder aux collectivités locales. Il faut savoir que ces dernières ont un besoin global de 20 milliards d’euros de crédits par an. Autrefois, la banque DEXIA apportait à elle-seule près de la moitié de cette somme. La Banque postale en apporte 5 milliards aujourd’hui. Son PDG, dans un entretien au JDD, la semaine dernière, annonçait que son critère d’attribution serait la viabilité des projets. Je demande à voir comment les élus locaux devront apporter la preuve de la viabilité d’un projet d’école ou de crèche. Quand aux banques privées, nous voici confrontés aux critères internationaux de Bâle III. Suivant ces normes comptables, des banques qui prêteraient à une collectivité locale seraient automatiquement dégradées sur leurs indicateurs de mesure des fonds propres et des ratios de liquidité, considérant qu’une collectivité ne peut pas être mise en faillite.
 
Si certaines collectivités peuvent se permettre un financement par des émissions obligataires, à condition de se faire évaluer par une agence internationale de notation, des collectivités locales comme Bergerac seraient exclues des marchés financiers. Il est donc indispensable pour notre commune de maintenir une orientation forte en faveur de l’investissement tout en appelant de nos vœux en 2013 la création d’une banque publique d’investissement. C’est dans ce sens que nous souhaitions contribuer aux orientations budgétaires de la Ville de Bergerac.
 
 
 
 
 
 
 
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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:59
 
Le Mariage entre homosexuels
par Jean - Claude Bouin
 
vieux m f
 
 
 
 
...Actualités...après la messe dominicale, la conversation du repas de famille a glissé naturellement vers le "mariage pour tous"...hein?
 
27900 434374106611344 1115896495 nAlors je vous livre mon opinion, comme à mon amie de FaceBook cette semaine
Personellement j'opterais pour le mariage homosexuel obligatoire pour tous durant quatre ou cinq générations, avec fécondations "in vitro" (un demi enfant par couple). Cela résoudrait momentanément les problèmes de surpopulation et par voie de conséquence celui de l'épuisement des ressources planétaires.
 
Je ne suis pas contre le mariage avec les bestiaux, car nombre d'entre eux sont beaucoup plus gentils et moins chiants que les humains. Après tout les vaches et les ânes ne sont pas des extra-terrestres.
 
 
 Et au risque d'être un peut décalé avec mon espèce (en avance ?)...quand je vois les performances de mon vieux tracteur Massey Fergusson, il me prend parfois d'inexplicables envies du lui lécher la culasse ou de lui sucer son gros levier de vitesse...
 
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